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dimanche 13 juillet 2014

LES REPHAÏM

DIEUX GUERRIERS DES TERRES OCCIDENTALES



« Les progénitures de l'alliance des anges et des femmes cananéennes furent les géants, connus pour leur force et leur caractère criminel. Ils ont plusieurs noms ; quelquefois, ils sont connus sous le nom Rephaïm ».

Le Haggadah dit qu'après le Déluge, une race de guerriers semi-divins habita les terres du Levant. Appelés les Rephaïm, ils furent apparemment placés comme défenseurs des terres occidentales et des installations spatiales au commencement du 3ème millénaire avant J.-C. À ce temps, leur loyauté fut aux rois de la Mésopotamie, surtout à Nannar/Sin, qui fut le chef suprême légitime de ces terres.

Quand leurs villes en Cisjordanie et ailleurs furent détruites par les rois de l'est qui envahirent durant le 21ème siècle avant J.-C., les Rephaïm perdirent toute fidélité à l'autorité légitime et devinrent une force martiale indépendante dans les terres occidentales. Ils devinrent ensuite une force redoutable et indisciplinée qui domina et persécuta les gens de ces terres pour mille ans à venir.

Les Rephaïm construisirent les fortifications imprenables dont les ruines sont trouvées partout dans le Levant, de l'Égypte à l'Anatolie. Leurs descendants, appelés les Hyksos, occupèrent l'Égypte pour plus de quatre cents ans et sous le nom biblique Amalécites, ils empêchèrent les tribus hébraïques sous Moïse d'entrer dans la terre de Canaan.

Sous plusieurs noms régionaux tels que les fils d'Anaq et les Philistins, ils contrôlèrent les terres colonisées par les tribus hébraïques pour la période connue comme celle des Juges. En tant que force politique et militaire, ils furent détruits par les efforts combinés des rois judéens Shaûl et David, de concert avec Kamose et Ahmose, les premiers rois de la 18ème Dynastie égyptienne. L'histoire des Rephaïm est, comme nous le verrons, entrelacée avec le destin des Hébreux des jours d'Abraham jusqu'à ceux de Salomon.

LES GUERRIERS DIEUX : LES REPHAÏM

En 1929, les archéologues, qui excavent à Ras Shamra sur la côte de la Syrie, quelques milles au nord de la ville moderne de Latakia, trouvèrent une bibliothèque de tablettes d'argile datant du 15ème au 12ème siècles avant J.-C. Cet endroit s'avéra être l'emplacement de l' ancienne ville d'Ougarit, un centre commercial principal sur la route de commerce entre la Mésopotamie du Nord et la Méditerranée. Quelques-unes de ces tablettes se reportent à un peuple énigmatique appelé « rpum ». Ces tablettes furent appelées les Textes Rephaïm à cause de l'étroite analogie avec le terme Hébreu « rpm » ou Rephaïm.

Les tablettes concernent une sommation pour assister à un grand banquet donné à une place non spécifiée pour honorer leur grand chef, le dieu El. Il décrit comment les Rephaïm préparent leurs chevaux et leurs chariots et, après avoir voyagé deux jours, ils arrivent le lendemain à l'endroit de la fête.Un grand nombre d'animaux sont tué pour le banquet et de vastes quantités de vin sont fournies. Ce banquet dure sept jours. Dans ces tablettes, on nomme les héros les « Rephaïm de Baal », mais ils sont aussi considérés comme des divinités puisqu'ils sont appelés des « ilnym » ou des dieux. Le distingué savant Biblique, Adrian Curtis, dans son livre « Ougarit (Ras Shamra) » suggéra que les Rephaïm des tablettes d'Ougarit doivent être distingués en trois catégories :

1. Les Rephaïm de la Terre ou les « rpians ». Ils semblent être les conducteurs élites de chariots qui vinrent au banquet.

2. Les anciens Rephaïm ou « rpim qdmyn » ou les ancêtres royaux. Ils furent probablement les Néfilim antédiluviens.

3. Les Rephaïm qui sont dieux ou « rpum ilnym » ou les Rephaïm célestes. Ce sont vraisemblablement les Annunaki qui sont demeurés dans le vaisseau spatial, quelquefois appelé les « Igigi ».

Ici, nous nous intéressons aux Rephaïm de la Terre. Ils sont les descendants des Néfilim et leur tâche fut de protéger les terres occidentales en tant que race semi-divine de guerriers professionnels.


DEUX MILLE ANS DE DOMINATION

Les Rephaïm furent des gens de la terre de Canaan au 3ème Millénaire avant J.-C. Dans la Genèse 15, ils apparaissent en premier lieu lorsque, en les jours d'Abraham, ils sont inscrits comme un des peuples natals de Canaan. En l'an 2,068 avant J.-C., quand Yahvé conclut une convention avec Abraham à Hébron, il catalogua les gens de cette terre comme suit :

« Je donne à ta prospérité ce pays, de la rivière d'Égypte jusqu'au grand fleuve, la Rivière Euphrate : les Qénites, les Qenizzites, les Qadmonéens, les Hittites, les Perizzites, les Rephaïm, les Amorites, les Cananéens, les Girgashites et les Jébuséens ».

À ce temps, les Rephaïm sont inscrits comme une des nations majeures de la Terre. Quelque 600 ans plus tard, au temps de l'Exode, quand les Israélites traversèrent la rivière Jourdain pour se rendre en Canaan, Deutéronome chapitre 7 énumère les sept nations de Canaan comme les Hittites, les Girgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites et les Jébuséens.

Les Rephaïm sont manifestes par leur absence. Durant les années intervenantes, il semble qu'ils furent éliminés comme nation ou force politique.Comme nous le verrons, plusieurs de leurs villes de Cisjordanie furent détruites en les jours d'Abraham. Le vestige de ce peuple colonisa la partie Ouest et Sud de la Palestine ; comme force dispersée, ils furent encore une force puissante à affronter et ils furent connus sous plusieurs noms locaux tels que, les fils d'Anak, les Amalécites et les Philistins.


LA CLASSE DE GUERRIERS GÉANTS

Les Saintes Écritures expliquent clairement que les Rephaïm furent les descendants des Néfilim et qu'ils furent de féroces guerriers géants qui dominèrent les terres occidentales durant deux mille ans avec leurs armes de fer supérieures et leurs chariots, et que leurs villes forteresses furent pratiquement imprenables.

Dans le Livre des Nombres, ils sont décrits comme des géants quand, pendant l'Exode, Moïse décida d'envoyer des éclaireurs au nord dans la terre de Canaan pour l'explorer avant que toute pénétration sérieuse soit entreprise. Les douze éclaireurs revinrent avec un rapport très décourageant :

« Ils montèrent par le Négeb et parvinrent à Hébron, où se trouvaient Ahimân, Sheshaï et Talmaï, les Anaqim [les fils d'Anak]. ... Toutefois, le peuple qui l'habite est puissant ; les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons même vu des descendants d' Anaq. ... Tous ceux que nous y avons vus sont des hommes de haute taille. Nous y avons aussi vu des géants les fils d'Anaq (Nefilim), descendance des Géants . Nous nous faisions l'effet de sauterelles, et c'est bien aussi l'effet que nous leur faisions ».

Quarante ans plus tard, au moment où les Israélites entreprirent de pénétrer Canaan de nouveau, cette fois-ci prenant un détour à travers la Cisjordanie, ils rencontrèrent encore les fils d'Anak.
Comme ils contournèrent la terre de Moab, on leur dit ne pas harceler les Moabites ou de les provoquer à une guerre. On leur dit que cette terre fut « autrefois habitée par les Émins, un grand et nombreux peuple, aussi grands que les Anaqim. Comme les Anaqim, ils sont considérés comme des Rephaïm, mais les Moabites les appellent Émins ». Donc, les Anaqim ou fils d'Anak furent les Néfilim et les Rephaïm, Néfilim étant leur nom avant le Déluge et Rephaïm, après la catastrophe.

Les Rephaïm et leurs cousins furent une race martiale violente de géants, équipés d'armes de fer et des chariots de guerre. Bien que l'habitant moyen des terres occidentales mesure environ entre 5 et 5.5 pieds [environ 1,5 mètres], les Rephaïm entre 9 et 10 pieds [3 mètres] durent vraiment être imposants. Lorsque l'équipe d'éclaireurs israélites revint de Canaan, ils rapportèrent à Moïse que les Anaqim qu'ils avaient vu furent des géants ; « Nous nous faisions l'effet de sauterelles, et c'est bien aussi l'effet que nous leur faisions » disaient-ils.

Le roi Og de Bashon, le dernier des Rephaïm dans cette région, fut décrit comme un homme énorme dont le lit mesurait 9 coudées de long et 4 de large. Une coudée représentait la longueur de l'avant-bras d'un homme et variait légèrement parmi les anciens peuples. Utilisant une coudée de 18 pouces [45,54 centimètres], le lit mesurerait 13.5 pieds par 6 pieds [4,15 X 1,85 mètres]. Une coudée de 15 pouces [38 centimètres] le rendrait par 5 pieds [3,38 X 1,54 mètres].

Selon les Saintes Écritures, Goliath, le Philistin, qui se battit avec David mesurait six coudées et un empan. Selon les mesures précitées, il aurait été soit huit ou dix pieds de haut [2,46-3,08 mètres], dépendant de la dimension de la coudée utilisée. Goliath et ses frères furent appelés « rph » ou Rephaïm en Hébreu, bien que traditionnellement, le terme ait été traduit comme géant.

Le célèbre Samson fut probablement aussi un Rephaïm. Bien que l'Ancien Testament parle beaucoup de ses fabuleuses réalisations, il ne donne pas sa dimension. Cependant, dans le Haggadah, il est appelé un « rph » ou géant.

Né près de Beth Shemesh au Liban, son nom est clairement associé au « shemesh » hébreu signifiant soleil ou le dieu Shamash [prince Outou/Apollon, le dieu soleil]. On dit que sa mère fut fécondée par « le messager de Yahvé », un des demi-dieux. Samson refusa d'épouser une femme hébreux et choisit à sa place, une femme parmi les Philistins, vraisemblablement parce qu'elle fut une des Rephaïm.

Le Livre des Juges, chapitre 14, décrit un de ses exploits qui ressemblent aux fêtes des Rephaïm à Ougarit. Quand il fut à Timnah, une ville près de Beth Shemesh, «Samson organisa là une fête d'une durée de sept jours parce que c'est ce que faisaient les soldats élites". Il répète sans doute les exploits de ses ancêtres à Ougarit. La maison de Samson fut seulement à quelques milles de Baalbek ou Bet-Shémesh, la place sacrée où les dieux mésopotamiens se rencontrèrent et festoyaient durant les 4ème et 3ème millénaires.
Comme guerriers, les Rephaïm furent une force imposante. Ils avaient une variété d'armes de fer qui surclassaient leurs adversaires. On disait que leurs grands arcs tiraient plus loin que tout autre arc.

Pendant le 2ème millénaire, leurs chariots du fer terrorisèrent toute la campagne. Protéger par leurs fortifications, leurs villes furent invulnérables ; de ces citadelles, ils surgirent et ravagèrent toutes les campagnes environnantes.

Au temps d'Abraham, les fortifications des Rephaïm furent stratégiquement localisées le long de la route du roi en Cisjordanie pour protéger les terres du nord, de l'est et du sud. En 2,085 avant J.-C., l'invasion des rois de l'est et la destruction de ces villes fortifiées marquent la fin de leur loyauté à l'autorité établie. Ils émigrèrent vers l'ouest et construisirent de nouvelles villes fortifiées du même type.

Dans l'Ancien Testament, la classe militaire fut connue par une variété de noms et cela dépendait de l'endroit où ils vivaient et de leurs associations tribales. Ils ne se mélangèrent pas avec les autres gens indigènes et furent donnés des noms natals tels que les Émins par les Moabites, les Zamzoummins par les Ammonites et les Avvites par les gens du Néguev.

Occupant originairement le Liban et la région du mont Hermon, ils s' étendirent au nord vers la Syrie et la Cisjordanie où ils construisirent un certain nombre de villes fortifiées. Dans la partie Ouest de la Palestine, ils devinrent alliés et se marièrent avec les Kaphtor qui vinrent de Crète et colonisèrent les régions côtières, connus plus tard comme les Philistins et les Phéniciens.
Ceux qui vivaient parmi les autochtones furent appelés les Anaqim ou les fils d'Anak. Hébron fut leur ville capitale. Un groupe particulier de Rephaïm colonisa le Néguev et la région de Seir et fut connu comme les Amalécites ou les descendants d'Amalek. Ceux-ci furent le fléau des Hébreux durant l'Exode.


LES FORTIFICATIONS DE TYPE GLACIS

Les excavations à Jéricho révélèrent qu'elle est une des plus anciennes villes du monde. Avec seulement quelques interruptions et destructions, elle fut continuellement occupée de 8000 jusque environ 1500 avant J.-C. quand elle fut définitivement détruite. C'est la période de l'Âge de Bronze.

Les ruines archéologiques démontrent que Jéricho prospéra comme ville importante d'environ 3,200 jusqu'à 2,200 avant J.-C. lorsqu'il y eut un arrêt subi. À ce temps, la ville fortifiée fut détruite par une chaleur si intense que les briques des murailles entourant la ville brûlèrent rouge jusqu'à leur centre.

Le site fut reconstruit et occupé de nouveau ; mais, après 2000 avant J.-C., un nouveau système de défense fut introduit--le type glacis ou escarpement abrupt artificiel devant la muraille. Ce système de défense est non seulement trouvé à Jéricho mais aussi partout en Palestine, le Nord de la Syrie et même dans le delta égyptien. Son invention est habituellement attribuée aux Hyksos.

Le système de défense consiste en un escarpement de terre incliné abruptement recouvert de briques, de tuiles ou de plâtre, entouré d'un mur de pierres et d'un fossé. Au sommet de l'escarpement ou du glacis se trouve un autre mur. Donc, à Jéricho, une reconstruction des défenses démontre un revêtement d'une hauteur de dix pieds [3,08 mètres] et une inclinaison plâtrée à un angle de 35 degrés jusqu'à une hauteur de 35 pieds [10,77 mètres] au-dessus du revêtement. Sur sa crête, il y a un haut mur de brique ; ce mur de brique se trouve donc en retrait de 65 pieds [20 mètres] du mur de pierres au bas de l' inclinaison. Une coupe transversale de la fortification révèle son apparence formidable.

Après 2,000 avant J.-C., plusieurs villes de l'Ouest furent défendues de cette façon. Cela signifie qu'il y avait une culture commune ou une organisation qui rattachait toutes ces villes ensemble. Ce trait commun fut le génie militaire des Rephaïm.

Ce type de défense fut découvert à Bet-Sheân , Shechem, Gezer, Megiddo, Hazor, Saruhen et, un grand nombre d'autres villes de la Palestine. On en trouve aussi en Anatolie et en Syrie du nord à Alalakh, Karchemish et Ougarit. Elles paraissent aussi en Égypte dans la région du Delta. Curieusement, les défenses de ce type ne paraissent pas en Cisjordanie où une civilisation importante prospéra entre les 23ème et 22ème siècles, quand une longue ligne de villes fortifiées exista le long de la route nord-sud principale connue comme la Route du roi.

Ces villes furent détruites à ce temps pour ne pas être reconstruites avant mille ans. Se déplaçant vers l'Ouest, ces Rephaïm apprirent de cette expérience et reconstruisirent leurs villes d'une certaine façon pour prévenir de nouveau une telle destruction.

En même temps, ils perdirent leur loyauté aux rois sumériens, réfutèrent l'autorité établie et devinrent des troupes rebelles, errants sur les terres comme des bandes de guerriers armés. Cela ressemble aux chevaliers itinérants du 14ème siècle en Europe, qui, ayant perdu toute fidélité au moment de l'écroulement du système féodal, terrorisèrent les terres du Nord de la France.En sécurité derrière leurs défenses imprenables, les Anaqim, du 19ème à travers les 11ème siècles avant J.-C., terrorisèrent les terres environnantes. Ces incursions sont décrites dans le Livre des Juges.

Laissant leurs citadelles à bords leurs charriots de guerre, ils ravagèrent et pillèrent la campagne à volonté. N'importe quelle résistance fut réprimée immédiatement. Ils renforcèrent leur dominance de la terre en gardant le contrôle sur la fabrication et l'usage du fer.

Le premier Livre de Samuel révèle qu'aucun forgeron se trouvait dans toute la terre d'Israël et toutes réparations aux outils de métal tels que les socs de charrue et les faucilles devaient être faites par les Philistins et leurs alliés, les Qénites qui furent d'habiles métallurgistes. De cette façon, les Rephaïm gardèrent le contrôle des terres d'Égypte et de la Palestine pendant des siècles.


LA CISJORDANIE, LE PAYS DES REPHAÏM DE L'EST

Quand les rois de la Mésopotamie envahirent la Palestine en 2,085 avant J.-C., ils passèrent par Damas et suivirent ensuite la Route du roi qui se rendait, au sud, à Elath, sur le Golfe d'Aqaba. Avec cet itinéraire, ils durent faire face aux citadelles des Rephaïm, un type de Ligne Maginot, qui furent échelonnées à la longueur de la Cisjordanie pour protéger la terre de la Palestine d'une telle incursion.

Selon le Haggadah, le pouvoir des rois envahissants devait être accablant, comptant autant que 800,000 hommes, car ils n'ont pas seulement écrasé ces villes fortifiées mais elles ne furent jamais reconstruites et la terre resta inoccupée pendant mille ans. Le conte dans la Genèse donne leur itinéraire comme suit :

« Entrant par le nord de la Cisjordanie, ils vainquirent, en premier, les Rephaïm à Ashteroth-Karnaim. Allant vers le sud, ils tournèrent vers l'ouest pour détruire les Zuzim à Ham, la citadelle qui protégea le carrefour qui traversait la rivière Jourdan jusqu'à Megiddo et la Mer ».

Revenant à leur itinéraire premier, ils vainquirent ensuite les Émins à Shaveh-Kiriathaim dans le sud de la Cisjordanie. Pénétrant avec succès l'Arabah, ils détruisirent ensuite les Amalécites dans la région de Cadès. Bien que seulement quelques villes soient mentionnées dans le conte de la Genèse, vraisemblablement, plusieurs autres furent détruites.

L'identification de ces peuples est fournie par le conte biblique qui donne l'itinéraire des Israélites 600 ans plus tard. À ce temps, ils encerclèrent la Palestine pour entrer dans la vallée du Jourdain par le même itinéraire que celui des rois envahissants, sauf qu'ils le firent du sud.

Deutéronome, chapitre 2, déclare que la terre d'Ammon fut « comme un pays de Rephaïm, des Rephaïm y habitaient auparavant, et les Ammonites les appelaient Zamzoummin : peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anaqim ». Auparavant, leur nation fut éliminée et leur terre fut colonisée par les Ammonites. Les Zouzim de la Genèse et les Zamzoummin de Deutéronome sont les mêmes gens. Dans la littérature juive midrashique, le nom Zamzoummin signifie « grands maîtres de la guerre » et les gens furent les progénitures de l'alliance entre femmes cananéennes et les anciens Néfilim.

Les Émins furent aussi mentionnés dans Deutéronome. Parlant de Moab, il affirme, « il fut autrefois habité par les Émins, un grand et nombreux peuple et, aussi grand que les Anaqim. Comme les Anaqim, ils sont connus comme des Rephaïm, mais les Moabites les appellent Émins ».

Après que les Israélites eurent contourné les terres de Moab et Ammon, ils arrivèrent au pays de Sihôn. À ce temps, la partie Est de la Palestine ou la Cisjordanie fut divisée comme suit : de Wadi Zered à la partie la plus au Sud de la Mer Morte à la rivière Arnon s'étendait la terre de Moab. Sa capitale fut Shaveh-Kiriathaim, la capitale forteresse des Émins détruite quelques siècles plus tôt. La terre des Amorites se situait au nord de l'Arnon et jusqu'à Wadi Jabbok et c'est là que vivaient les Zamzoummin, aussi loin que la rivière Jourdan où leur capitale, Ham, fut détruite dans la même invasion.

En traversant le Jabbok, les Israélites défièrent les Amorites menés par le roi Sihôn qui avait fait sa capitale à Heshbôn. Au nord de ces terres, se trouvaient les royaumes d'Og et de Bashon dont les capitales furent Edrei et Ashtaroth. Astaroth-Karnaim avait été la première ville importante des Rephaïm à être défiée et détruite par l' invasion.

Le royaume d'Og comprenait Bashon et la région du mont Hermon et s' étendait à la rivière Jourdain à l'ouest. Salcah fut à son extrémité est et Dan, au nord-ouest.

Dans Deutéronome, Og est appelé le dernier des Rephaïm et une mention particulière est faite de sa taille énorme comme démontré par la dimension de son lit qui mesurait neuf coudées de long par quatre de large. Il fut saisi par les Israélites et exposé dans la ville de Rabbah.

La facilité avec laquelle Josué captura les terres de la Cisjordanie indique qu'elles furent peu peuplées par le reste des Rephaïm. Toutefois, ce ne fut pas toujours le cas.

À un emplacement de l'Âge de Bronze, Bab Edh-Dhra, juste au-dessus de la plaine côtière à l'Est de Lisan (la langue de la Mer Morte), les archéologues trouvèrent des preuves d'une civilisation qui prospéra de 3300 jusque environ 2100 avant J.-C. et qui fut détruite par une conflagration que l'on peut voir dans les ruines. La région semble avoir été abandonnée. Un vaste cimetière atteste d'une grande population durant l'Âge de bronze, le temps qu'elle fut occupée par les Rephaïm.

Ces gens utilisèrent le type d'enterrement de maison ossuaire, fait d' une structure circulaire construite de brique et de boue, parfois couverte de pierre. Ce type de maison fut placé dans une section de colline coupée à l'horizontale pour qu'une partie soit en dessous de la terre et l'autre, au-dessus de la surface. On en estime au moins 20,000 dans la région.

Entre 12 et 15 furent enterrés dans chaque tombe. Elles semblent avoir été toutes abandonnées à la même période. Avant que les habitants partent, ils brûlèrent un certain nombre de corps à l'intérieur. La plupart des bâtiments mortuaires contenaient un grand dépôt de cendre près de la porte, indiquant que ce fut le dernier événement qui s'est produit avant de sceller les tombes. Cela demeure un casse-tête à ce jour.

Vu la facilité de l'avance des rois envahissants en 2,085 avant J.-C. à travers une série de défenses redoutables des Rephaïm et les preuves que la région demeura non colonisée durant mille ans, je suggère que les envahisseurs utilisèrent une sorte d'armes qui contamina la terre.

La contamination des morts en Cisjordanie expliquerait la raison de brûler les corps et de sceller les tombes et, pourquoi la région demeura quasi inhabitée durant mille ans par la suite. La terre empoisonnée a peut-être eu besoin de cette période pour récupérer et pour effacer la mémoire de l'holocauste des esprits de la population natale. Cela explique aussi pourquoi les Rephaïm se déplacèrent vers l 'ouest et colonisèrent ses terres là.


Les Rephaïm : Guerriers-dieux des terres occidentales HÉBRON, MÉTROPOLE DES ANAKIM

Peu après l'arrivé d'Abraham à la terre de Canaan en 2,092 avant J.-C., il alla en Égypte où il resta un certain temps pour revenir soudainement à Canaan en 2,086, l'année avant l'invasion. À Béthel, il divisa ses forces et pendant que Lot alla à la vallée de Siddim avec une partie de l'armée, Abraham se retira au sud de Mambré dans la région d'Hébron. Avec l'aide des généraux Anaqim Eshkol, Aner et Mambré, Abraham poursuivit l'armée d'invasion qui s'apprêtait à partir. Qui donc, furent ces alliés d'Abraham ?

Dans le Livre de Josué, ils sont identifiés comme les Anaqim. Kiryat-Arba fut l'ancien nom de la ville d'Hébron et elle fut la « métropole des Anaqim ». Kiryat-Arba signifiait la « ville d'Arba » et reçut son nom du père des Anak.

Quand les espions israélites allèrent espionner Canaan durant l'Exode, ils arrivèrent à la région d'Hébron et rapportèrent qu'elle fut habitée par Ahimân, Sheshaï et Talmaï, tous appelés des fils d'Anaq. Ces fils sont décrits comme des Néfilim et furent extraordinaires en taille et en pouvoir.

Les noms des fils d'Anaq ne paraissent pas ailleurs dans l'Ancien Testament, probablement parce qu'ils ne sont pas d'origine sémite. Cependant, il est remarquable que, dans la Liste des rois hyksos qui gouvernèrent l'Égypte, un porte le nom de Sheshaï.
Comme les Amalécites, les Anaqim sont dénigrés par les Saintes Écritures hébraïques. Les Amalécites empêchèrent les Israélites d' entrer directement à Canaan après leur fuite d'Égypte. Selon Josué , quand les Israélites colonisèrent finalement Canaan quelque quarante ans plus tard, on leur dit que les Anaqim avait été éliminés des terres de Judée et d'Israël.

« ...Josué se mit en marche et il extermina les Anaqim de la Montagne, d'Hébron, de Debir et de Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d'Israël. Il ne resta plus d'Anaqim dans le pays des enfants d'Israël ; il n'en resta qu'à Gaza, à Gat et à Achdod. Josué s 'empara de tous le pays ... »

Cependant, la revendication fut quelque peu prématurée puisque durant les 400 prochaines années, la période des Juges, les Anaqim et leurs alliés Amalécites et Philistins contrôlèrent et gouvernèrent la terre et causèrent beaucoup de difficulté aux tribus hébraïques.

Aucune raison n'est donnée pour une telle politique envers les fils d' Anaq et cette censure sévère est semblable à la malédiction contre les Amalécites. Les Anaqim semblent avoir empêché l'occupation des Israélites principalement dans les régions montagneuses de l'Ouest. Ces dernières inclurent les citadelles des Philistins.



LES REPHAIM DE LA PALESTINE DE L'OUEST : LES PHILISTINS

Selon la tradition biblique, la terre des Philistins comprenait cinq villes fortifiées qui dominèrent les terres environnantes aussi loin que Bersabée et Debir. Leurs villes principales d'Ashdod, Éqrôn, Gat, Gaza et Ashqelon avaient repoussé tous les efforts des Israélites pour les déloger après l'Exode et dans la période qui suivit, surgissant de leurs citadelles, ils harcelèrent les tribus continuellement avec leurs chariots.

Le livre de Josué, chapitre 11, appelle ces Philistins, Anaqim ; Jérémie, chapitre 47, les appelle le reste des Anaqim. Qui donc sont ces Philistins, qu'on disait être apparentés aux Anaqim ?
Le livre de la Genèse, chapitre 10, déclare que les Philistins furent des descendants de Kaphtor ou Crétins qui colonisèrent les régions côtières, déplaçant ainsi les Avvites natals. En fait, une référence curieuse dans le livre d'Amos indique que la divinité emmena les ancêtres des Philistins de Crète et les installa à Canaan, comme elle fit sortir les Israélites de la terre d'Égypte. Dans ce sens, il semble être un peuple « choisi ».

Ces individus de Crète se marièrent avec les Rephaïm, produisant une race de guerriers acharnés qui, pour les Hébreux, furent connus sous le nom de Philistins. Leur territoire chevaucha celui des Amalécites au sud et celui des Anaqim à l'ouest ; à certains moment, les Saintes Écritures semblent confondre les noms de ces trois groupes de gens.

Les Philistins furent aussi apparentés ou du moins alliés, aux gens des villes côtières du Nord, connus plus tard comme les Phéniciens. Jérémie 47 indique ceci en prophétisant le destin des Philistins :

« Les pères ne regardent plus leurs enfants, leurs mains défaillent, à cause du Jour qui est arrivé où tous les Philistins seront anéantis, où Tyr et Sidon verront abattre jusqu'à leurs derniers alliés. Oui, Yahvé anéantit les Philistins, le reste de l'île de Kaphtor. La tonsure a été infligée à Gaza, Ashqelon est réduite au silence. Toi qui restes de leur vallée, jusqu'à quand te feras-tu des incisions ? »

Les Philistins occupèrent le pays montagneux de l'ouest depuis le temps d'Abraham. Après la destruction de Sodome et les autres villes de la vallée de Siddim, Abraham et sa famille s'établirent près de Bersabée. Pour vivre là, ils devaient payer le tribut et faire un traité avec Abimélek, le roi des Philistins, qui contrôlait apparemment la région à ce temps.

Abraham dut acheter un droit de propriété et obtenir l'autorisation d' y vivre. Après que le pacte fut scellé, « Abimélek se leva, avec Pikol, le chef de son armée, et ils retournèrent au pays des Philistins ». Cette déclaration dit que les Philistins ne vivaient pas là mais contrôlaient la terre : il est aussi évident que la présence du chef des troupes d'Abimélek signifiait qu'ils avaient en place une grande force militaire pour faire respecter leurs revendications.

Source : http://graal.over-blog.com/article-7322731.html

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