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mardi 15 juillet 2014

Les Technopères



 Jugée trop futuriste, l'Atlantide est une vaste blague, pour bon nombre de scientifiques. A cor et à cris, ils réclament des preuves, récusant celles, éternelles, qui leur crèvent les yeux.

 Plus on remonte dans le temps, plus la technologie des "hommes primitifs" semble élaborée. Des signes évidents de développement moderne abondent dans les textes anciens de toutes les cultures.  Serait-ce des histoires à dormir debout ? Quand l'évolution marche à rebours, il faut parler d'involution. Notre prétendu progrès s'inscrit dans un mouvement global de déclin. Le fait qu'une civilisation ancienne ait pu atteindre un plus haut degré de développement que le nôtre suscite une répugnance puissante.

Cette fin de non-recevoir est sans appel de la part des scientifiques et de leurs ouailles. N'y voyons rien d'autre qu'une aberration mentale, un ego sociétal débile mais tenace. Issue des labos et des amphis, cette psychose s'est répandue jusqu'à devenir une pandémie. Le seul remède est populaire, récusé par la science régnante mais salvateur pour l'espèce : la résistance. La seule question est de savoir s’il en est encore temps. Pourtant, depuis deux siècles, artistes et poètes ont semé la bonne parole.

Le déroulant qui ouvre la Guerre des Etoiles, annonce la couleur : cette saga est très ancienne, la technologie y est envahissante, et ça ne choque personne. Lanfeust des Etoiles nous montre aussi un lointain passé dominé par la science et la technologie. Et la série cartonne. Depuis E.P. Jacobs père de Blake et Mortimer, les sensibilités ont évolué, la représentation du passé a changé, tandis que la "science" tourne en boucle dans un univers mental périmé.

 Les grands anciens maîtrisaient une technologie si incroyable que les autres hommes ne purent s'empêcher de les tenir pour des dieux et de confondre leur savoir-faire avec une toute puissante magie. On les comprend : d'après le voyant étasunien Edgar Cayce, avant le déluge, des engins volants ultra-rapides sillonnaient le ciel. Des bateaux géants filaient sur les mers à des vitesses dépassant les 180 nœuds. Leurs moteurs polymétalliques étaient mis en marche par un son particulier, un fa dièse 432.

Des machines d'une conception et d'une sophistication qui étonneraient nos ingénieurs. La technologie que Cayce prête aux Atlantes évoque plutôt une civilisation du futur. E.P. Jacobs, Guy Mouni, Edouard Brasey, Graham Hancock et tant d'autres ont montré que cette vision, bien réelle, s'appuie sur une intuition profonde et partagée. Ecoutons David Childress : "Les anciens fabriquaient un grand nombre de machines qui, pour la plupart, étaient quasiment identiques aux nôtres.


Ils possédaient pompes hydrauliques, grues, treuils, catapultes, norias et même des jouets amusants et des gadgets. Ils possédaient machines à sous, automates, et même, si incroyable que cela paraisse, ordinateurs, radio et télévision. L'existence de ces automates est avérée pour certains d 'entre eux et seulement présumée pour d'autres qu'on ne connaît que par des textes et des légendes."  Dans les textes sacrés de l'Inde, des engins volants, les Vimanas, sont souvent évoqués.




Parfois, les auteurs qui présentent l'Atlantide se sentent obligés de postdater certaines de leurs intuitions, notamment celles qui impliquent un haut degré de développement technologique. Edgar Jacobs nous montre des OVNIs atlantes, mais par un artifice de scénario, il situe la scène à notre époque.
Edgar Cayce n'a pas eu cette pudeur :  en 1935, il rapportait que le paysage de l'Atlantide était semé de centrales d'énergie. A sa suite, certains auteurs ont voulu y voir des centrales nucléaires. Le prophète endormi a témoigné de l'incroyable technologie des Atlantes, leurs avions,  leurs fusées, et d'autres engins spatiaux sophistiqués. Leur science étant différente de la nôtre, leurs innombrables inventions reposaient sur l'utilisation des forces naturelles, dans les domaines de l'agriculture ou bien du son et de l'image. Ils possédaient des miroirs d'obsidienne polie où ils recevaient des images lointaines ou passées. Ils connaissaient la photographie, les rayons X, le laser et maîtrisaient même la gravité.



 Ils possédaient aussi des centrales à énergie Vril ainsi que des centrales à foudre. Les grands anciens avaient hérités des premiers géants un goût prononcé pour le feu du ciel.
 La maîtrise des Atlantes ne s'arrêtait pas là. Au terme d'une civilisation vieille de plusieurs centaines de millénaires, ils avaient exploré les arcanes les plus secrètes de la science. Leur technologie avait atteint une telle sophistication qu'elle pourrait fort bien nous sembler magique, comme la nôtre restera magique aux yeux d'un sauvage de Papouasie ou d'Amazonie,

s'il en reste. Leur science n’était pas magie, mais leur connaissance l'était. Car ils étaient animés par la soif de se dépasser eux-mêmes.
 Les ingénieurs atlantes n'étaient pas limités par l'utilisation d'un seul hémisphère cérébral, comme le sont les nôtres. Ils savaient se servir aussi bien du mental logique que du mental intuitif, fleuron de l'esprit. A contre-courant de l'éveil du Verseau, notre époque relègue le cerveau droit et sa fabuleuse créativité à des tâches subalternes, dites culturelles ou récréatives. Nos ingénieurs savent compter, appliquer des recettes, créer des liquidités en vendant du vent, ce qui est très fort, mais très nul.
 S'il existait un baromètre atlante de la qualité de l'être, au départ, nos ingénieurs seraient notés sur la moitié de la note. Pire encore, leurs inventions sont moitié moins nombreuses que les leurs, et d'une utilité plus que moitié moindre. On observe en effet dans les électro-encéphalogrammes de nos contemporains que le cerveau droit a une activité très réduite. Le cerveau gauche, computeur logique, tire toute la couverture. Fait  troublant : les zones d'activités sont strictement les mêmes dans les deux hémisphères.


 
Le cerveau droit ne joue pas sa partition propre, comme il le devrait dans un monde moins décentré. Au lieu d'inventer le monde qui doit venir, il joue la partition du cerveau dominant, celui de la logique. A force d'être condamné à de basses besognes, notre ligne directe avec le divin renonce à sa tâche sacrée. Pour s'occuper, elle sert de calculette au cerveau gauche, l'as des chiffres. Nous avons lâché la proie pour l'ombre, Esaü a vendu son horloge intérieure contre un plat de Rolex.

 Les Atlantes se servaient de tous les pouvoirs de l'esprit. Ils pensaient en alpha, pratiquant la voie du milieu. Leur héritage est énorme : théorème de Pythagore, sorcellerie, géométrie d'Euclide, Archimède, Vaudou, sortilèges, Hippocrate, transes sacrées, Héraclite, Platon, Jésus, soufisme, Templiers, envoûtements, Vinci, danse africaine, divination, astrologie, alchimie et médecine naturelle sont quelques reliques fanées de la science des Atlantes. Nos catégories ont changé, pas la réalité qui leur échappe.


N'excluons rien ni personne, aimons-nous vivants,
telle est la leçon qu'ils nous laissent.


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