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lundi 14 juillet 2014

AVEBURY



 Les Dieux d'avant captaient l'énergie de la foudre dans des centrales mégalithiques. Ce savoir-faire disparu s'est imposé à moi par-delà les millénaires, chez nos voisins Grands-Bretons, sur le site mégalithique d'Avebury dans le Wiltshire.

Ce site célèbre offre la particularité d'être bien conservé et presque complet, ce qui nous a permis de reconstituer le fonctionnement des centrales fulgurales. Le site d'Avebury comprend : un cercle de menhirs entouré de douves, Avebury Henge ; deux alignements de menhirs, West Kennet Avenue et Bekampton Avenue ; la pyramide Silbury Hill ; le dolmen West Kennet Long Barrow. Il s'agit d'un ensemble cohérent, où les différents monuments s'articulent entre eux comme les rouages d'une machine.

 Une autre conviction s'est fait jour lors du deuxième voyage sur place : cet ensemble majeur était une usine, ou plutôt une méga-centrale capable de produire en grande quantité une énergie aux vertus prodigieuses. Voici un extrait du journal de voyage : "Avebury, solstice d'été 1998. Nous avons crapahuté dans les blés sculptés par les crop-circles, sans perdre de vue la pyramide circulaire de Silbury Hill" .

 Longuement nous avons contemplés ce paysage aménagé par l'homme depuis des temps très anciens. Peu à peu la mémoire du lieu a parlé. J'ai plongé mon regard dans les yeux de ma fée quand pour nous deux la lumière fut. La centrale d'Avebury captait l'énergie de la foudre et l'utilisait sous forme d'éclairs en boule.  De plus, grâce à un système de circulation d'eau dans des douves, la centrale enrichissait les eaux d'irrigation en éléments nutritifs, les nitrates naturels de la foudre.



Tout se fit clair. Mon cœur cognait, un vrai coup de foudre. Baste ! La centrale nous a fait de l'œil, soudain son anatomie nous est devenue transparente.Doucement nous avons repris notre marche, le chemin nous tirait par le cœur, un à un les rouages de la machine se déroulaient sous notre nez, dans l'ordre. On se serait cru dans "C'est pas sorcier", tout était écrit en grosses lettres sur le toit du camion.



 Silbury Hill ! La pyramide est un paratonnerre géant ! Surmontée d'une antenne métallique aujourd'hui disparue, c'est un gigantesque capteur qui attire la foudre, boules de feu blanc qui ruissellent à jets continus sur ses flancs comme des serpents de lumière. Des serpents qui volent. Ils sautillent de menhir en menhir le long de Bekampton Avenue, tandis qu'un flux de lumière vibre l'eau de la Kennet River. L'excitation qui nous gagne n'est pas que celle de la découverte.

C'est une féerie lumineuse à laquelle notre voir nous permet d'assister en direct. Les boules de foudre ricochent sur la cime des menhirs, les voici qui mettent en branle la roue lumineuse du Henge, tandis que les boules de feu sautent d'un menhir à l'autre."Le Henge : ainsi nomme-t-on le cromlech entouré d'une digue, qui constitue la partie centrale du dispositif mégalithique d'Avebury. "Toujours ondoyantes comme la moisson sous le vent du soir, les boules de lumière miroitent et roulent jusqu'à la loge de West Kennet Long Barrow. Il s'agit d'une grande allée couverte sous tumulus, non loin de la pyramide de Silbury. Nos pas avides nous y avaient déjà menés, nous avons tout vu, tout connu. Ici les candidats à l'éveil recevaient l'initiation totale, le baptême par le feu du ciel. On y entrait homme, on en ressortait dieu."  

Nous avons vu les boules de feu ruisseler sur le tumulus de la grande allée couverte. Certaines boules entraient au fond du couloir, j'imagine ce que les candidats à l'éveil prenaient sur eux pour ne pas céder à la panique.

Voici donc les éléments identifiés en Avebury, et qu'on retrouve dans toutes les centrales atlantes : un capteur ou antenne, qui attire l'éclair = la pyramide de Silbury Hill ; un éclateur qui transforme l'éclair en foudre en boule = le cromlech géant de Avebury Henge ; un dispositif d'émission, qui enrichit l'eau d'irrigation et qui distribue l'énergie aux usagers = les deux alignements de menhirs qui partent du Henge et décrivent deux courbes, West Kennet Avenue et Bekampton Avenue.

 Et surtout, la loge d'initiation, où l'on recevait l'éveil par la grâce des boules de foudre : ici c'est une allée couverte ouvrant à l'opposé du Henge, West Kennet Long Barrow, le lieu le plus sacré du site.

D'après nos mesures, l'allée couverte vibre à 15.000 bovis, ce qui fait d'elle, en terme géo biologique, un des hauts-lieux de la planète, un chakra de la terre.

Les éclairs tombent sur Silbury hill, filent le long d'un cours d'eau, Kennet River, jusqu'au grand cercle de pierres d'Avebury Henge. Cette enceinte fonctionne comme un éclateur. La foudre, barattée par les cercles de pierres polarisées, s'émiette sous forme d'éclairs en boule, beaucoup plus maniables. Au passage, les douves autour du cercle de mégalithes recueillent les nitrates de la foudre, enrichissant en engrais naturel les eaux d'irrigation. Mais le parcours des boules de foudre ne fait encore que commencer.

 Elles sortent du double cercle de pierre et filent dans deux directions distinctes, canalisée par les alignements polarisés de Bekampton Avenue et de West Kennet Avenue, la foudre en boule s'achemine sur ces lignes électriques jusqu'à un certain nombre de relais disposés en étoile.

 Une allée aujourd'hui disparue devait mener les boules de foudre jusqu'à la loge d'éveil,West Kennet Long Barrow, à moins que les boules de feu aient suivi le cours de la rivière Kennet. Nous avons aussi exploré les ruines d'allées couvertes ou de tumulus qui terminaient jadis les deux grandes avenues de dolmens. La fonction de ces éclateurs secondaires semble avoir été de répartir ce qui restait des boules de feu sur la campagne environnante, pour le plus grand bienfait des habitants, du bétail et des récoltes.




Avebury Henge


Nous venons de voir comment fonctionnait le site d'Avebury, machine mégalithique dont nous avons retracé le fonctionnement, celui d'une centrale à énergie pour capter et transformer la foudre.

 Si la foudre est produite par les nuages, elle peut tomber par (presque) n'importe quel temps. Dans des conditions naturelles, on a vu des éclairs tomber jusqu'à 15 km en avant des nuages. Pour peu que les bâtisseurs choisissent un site propice, l'efficacité de l'antenne (ou capteur) permettait à la centrale de ne pas dépendre des orages, mais de les attirer. Le capteur de la centrale d'Avebury est Silbury Hill, la colline pyramidale. Que le lecteur en juge plutôt :

Des fouilles récentes ont montré que cette pyramide conique est constituée de compartiments de pierre granitique remplis de calcaire. Calcaire alcalin dans granit acide, la lumière se fait dans tout esprit frotté de physique élémentaire : Silbury Hill est une grosse pile électrique, une gigantesque batterie préhistorique. Quoi de plus efficace pour attirer la foudre ? C'est ici que l'on peut s'émerveiller de l'inventivité de nos lointains ancêtres... qui contraste avec la bêtise de nos archéologues.
Pas un n'a tilté sur la composition de cette colline artificielle...

A priori, cette pile géante n'était pas destinée au stockage de l'énergie, mais à la conservation d'un certain potentiel électrique qui agissait sur les nuages à la manière d'une borne d'électro-aimant. Ainsi, la foudre bénéfique pouvait tomber sans discontinuer sur Silbury Hill, qui distribuait ses bienfaits sur les terres alentours.

 Lors d'un premier voyage, tandis que nous n'avions pas encore compris le rôle de l'antenne à foudre de Silbury, nous avons gravi cette colline, pour un motif futile.Nous avions l'espoir secret de découvrir un crop-circle vu du dessus sans avoir à nous payer la balade en ULM. Ce motif débile et mesquin nous a obscurci nos sensations et nous en fûmes pour nos frais. "Circulez, y a rien à voir,"  nous a dit la colline. L'un de nous a noté que la pyramide de Silbury vibrait à un niveau très bas sur l'échelle bovis. Mais comme des idiots, nous n'en avions cure. Sourds aux messages pourtant clairs de nos corps, nous sommes passé outre...
Pour parvenir jusqu'à la pyramide, il fallait franchir des barbelés serrés, où l'un de nous s'est déchiré la paume. L'avertissement était clair, au cas où nous n'aurions pas reçu les messages précédents. Une fois encore nous sommes restés aveugles et sourds. L'escalade fut plus pénible que la pente le laissait supposer : à plusieurs reprises, l'un ou l'autre a failli rouler en bas. Arrivés enfin sur la plate-forme circulaire du sommet, au lieu de jouir du panorama, nous n'avions qu'une hâte, redescendre au plus vite.

A tout prix, quitter cet endroit malsain. Tous les quatre, nous partagions cette répugnance et la descente fut expédiée à une vitesse record. Par la suite, nous avons compris pourquoi. Celui qui a l'imprudence de se tenir au sommet de Silbury Hill prend sans le savoir la place du pyramidion qui s'y trouvait jadis. Il réactive donc le capteur de foudre, quitte à se transformer en chipolata. Pas tout à fait, car la pile-antenne ne fonctionne plus. Mais sa vibration reste perceptible.



Nous venions de découvrir sans le savoir le premier élément d'une centrale fulgurale, le capteur de foudre qui attire les éclairs. Et cette découverte, nos corps l'ont faite, nos cerveaux n'y ont rien compris. Nous en avons ressenti les puissants et terribles effets dans notre corps. A partir de là, le reste du processus a mis deux ans pour s'éclaircir dans mon esprit. Et si je n'avais pas fait cette deuxième visite, aurais-je mis le fin mot à cette histoire ?
Dans un deuxième temps, la foudre captée par la colline pyramidale doit être éclatée en boules. C'est le rôle d'Avebury Henge. Le Henge est une triple enceinte : à l'intérieur, un vaste cercle de menhirs, ou pierres dressées. Autour, un fossé circulaire, qui était autrefois empli d'eau, comme des douves. Autour du fossé, une levée de terre, sorte de digue circulaire qui renferme sans doute un lit de galets sous sa base, comme la Wansdyke que nous verrons plus loin.  Cette triple enceinte forme une cage magnétique.

Mieux qu'un câble métallique, la cage magnétique canalise la foudre sur le chemin tracé par les menhirs. Ces derniers sont de polarités alternées, c'est à dire qu'un menhir à polarité positive au sommet sera suivi d'un autre à polarité négative au sommet. Ces polarités alternées font une conduite forcée où l'éclair, à force de tourner à des vitesses ahurissantes, est baratté et s'émiette en boules de lumière, beaucoup moins rapides, beaucoup moins dangereuses aussi.

Les éclairs en boules n'intéressent encore que la bande-dessinée. Les phénomènes liés à la foudre globulaire sont encore largement méconnus par la recherche. Ils représentent pourtant une solution inespérée à plusieurs défis majeurs du monde actuel : la crise énergétique, le désert spirituel et la peur de l'avenir. A présent que se passe-t-il dans un troisième temps, quand la foudre, émiettée par le barattage dans Avebury Henge, a été transformée en éclairs en boules ? Eh bien sous cette forme plus commode, sans réel danger, on pouvait distribuer cette énergie.

La distribution se faisait alors sous trois formes, les trois e : énergie, engrais, éveil. Primo, l'énergie électrique servait à faire tourner des machines tout à fait comparables aux nôtres ; secundo, une bonne partie de la foudre vibrait et engraissait l'eau des douves et de la Kennet pour l'irrigation ; et tertio, last but not least, les éclairs en boules servaient à l'initiation.

Les boules de feu blanc percutaient le champ magnétique des initiés sous l'allée couverte, qui recevaient le baptême de la foudre et l'éveil... si la foudre ne le tuait pas. L'augmentation brutale de la tension électrique de leur système nerveux déclenchait automatiquement une puissante montée d'énergie, la Kundalini faisait exploser le bouchon de la fontanelle, le chakra s'ouvrait en grand et l'impétrant, relié au cosmos et à la source-énergie, connaissait l'éveil.

 Dans la centrale d'Avebury, la distribution énergétique était assurée par le système des avenues de menhirs terminées par un réseau de relais disposés en étoile. Certains de ces relais sont encore visibles : les tumulus de Cheril Hill, Yatesbury ou Windmill Hill. Certains avaient pour tâche de distribuer l'énergie à des machines ou moteurs métalliques. 



D'autres en arrosaient les cultures vivrières. Pour les récoltes, l'eau enrichie aux nitrates de foudre vaut mille fois mieux que nos engrais azotés ! De plus, tous les êtres vivants, populations, bétail, animaux sauvages... s'en trouvaient fortifiés, voire dopés. Certains ont soutenus que les crop-circles, fréquents dans cette région, sont l'oeuvre d'éclairs en boules ! Une chose est sûre, cette énergie est non polluante, renouvelable, inépuisable... En outre, comme je l'ai dit, elle offre des produits dérivés miraculeux...

En effet la foudre a des produits dérivés naturels aux caractéristiques ahurissantes que nos ancêtres n'ont pas manqué d'utiliser : les nitrates fulguraux. Les nitrates naturels de la foudre se recomposent harmonieusement, dans la sève des plantes, en composés organiques favorables à leur développement, sans production de déchets chimiques ni de polluants lourds.

Cette qualité précieuse est encore bien connue dans les pays d'agriculture traditionnelle, comme nous allons le voir. 

L'action bénéfique de la foudre est bien connue des agriculteurs africains, qui utilisent la terre des lieux foudroyés comme engrais naturel. D'après eux, cet engrais miracle booste les récoltes et augmente la résistance aux maladies cryptogamiques sans risque de surfertilisation. La foudre pourrait bien être l'étincelle qui a créé la vie sur terre, en produisant les premiers acides aminés au sein de la soupe originelle. Une info qui vient d'être récemment confirmée par… la NASA !

En effet, l'agence spatiale américaine NASA utilise des avions pour enregistrer les effets de la foudre sur l'atmosphère. II ressort de cette étude que la composition de l'air est affectée par la foudre. L'ionisation qu'elle entraîne crée de nouveaux composés, notamment de l'ozone et des nitrates naturels. Nitrates? Vous avez dit nitrates  ? Issus du lisier animal, les nitrates sont la base des engrais agricoles modernes. Je réside dans les Côtes d'Armor, je connais trop bien le problème.

Pestilence lors des épandages, pollution irréversible de la nappe phréatique, dispersion de polluants lourds, les lisiers de porc tuent ce département. Ici on ne dit plus Côtes d'Armor mais Côtes de Porc.  L'excès de lisier entraîne un grave déséquilibre de la faune et de la flore ultra sensible du bord de mer, qui se traduit déjà par la prolifération des algues vertes, toxiques, voire mortelles et pourtant indispensables à l'équilibre écologique détruit sciemment par l'agriculture et l'élevage industriels.

Finalement, pour engraisser la terre agricole, il n'y a pas mieux que la foudre... ça ne coûte rien, ça ne pollue pas, c'est inépuisable...

L'énergie électrique était canalisée par les alignements de menhirs polarisés qui formaient des lignes électriques. En matière de transmission d'énergie, les Atlantes ont utilisé d'autres techniques : le cours d'un ruisseau ou d'un canal, voire un simple filet d'eau dans des auges de pierres, comme à Tiahuanaco, dans les Andes, ou dans des canalisations, comme à Teotihuacan, au Mexique. Ces auges de pierres, polarisées comme les menhirs d'Avebury, étaient remplies d'eau pour servir de conducteur électrique.


L'eau canalisée faisait une ligne électrique sûre, facilement commutable, et surtout beaucoup plus économique en frais d'installation que les imposants menhirs de nos lignes occidentales. Et quand il s'agissait de transporter l'énergie sur de plus longues distances, d'autres techniques prenaient le relais : de simples lits de galets disposés sous des levées de terre pouvaient remplir le même office. A trois kilomètres au sud de la pyramide de Silbury Hill, circule une mystérieuse levée de terre, la Wansdyke.

Cette digue est assez semblable, hormis sa longueur, à celles qui enserre les cercles de pierres d'Avebury Henge. Orientée ouest-est, la Wansdyke se compose de trois parties de 14, 22 et 19 km de long, avec des zones manquantes. Il existe peu de données archéologiques à son propos, et son origine n'est pas claire. Pour certains, elle daterait des Romains ou des Celtes. Nous la tenons pour beaucoup plus ancienne. D'autres levées de terre jalonnent en pointillés la zone qui sépare Avebury de la Wansdyke.

Sont-ce les vestiges d'une ligne électrique "longue distance" ?





West Kennet Long Barrow


 Nous venons de voir comment les dieux d'avant captaient la foudre, pour utiliser son énergie à des fins diverses, dans des centrales mégalithiques du type Avebury. 



Dans la centrale à foudre d'Avebury il y a quatre machines principales, l'antenne pyramidale, l'éclateur circulaire, le distributeur en étoile double et la ligne de transmission. Le cinquième élément composant ce site, l'allée couverte de West Kennet, n'est pas une machine.  Les dolmens ou les allées couvertes étaient des lieux d'initiation, ou, si l'on veut, des dispensaires d'électrothérapie. La cure fulgurale, ou l'initiation par la foudre était l'objet ultime du lieu.

Les centrales à foudre représentaient des périmètres dangereux. Mais le spectacle du déchaînement du feu du ciel était fascinant, et bénéfique la fureur céleste pour les candidats à l'éveil qui venaient recevoir leur traitement d'électrothérapie sous les allées couvertes environnantes. On en dénombre plus de dix tout autour de la grande machine de Stonehenge. Mais sur le site d'Avebury, West Kennet Long Barrow est la seule allée couverte qui soit parvenue intacte jusqu'à nous.

Les autres n'ont subsisté que sous forme de tertres ruinés.



L'allée couverte de West Kennet est située à 500 mètres au sud de la pyramide conique de Silbury Hill, de l'autre côté de Kennet river, par où jadis s'acheminaient les éclairs. Sous cette allée couverte, les candidats à l'éveil sont vraiment aux premières loges. Cœur battant, lèvres sèches, les apprentis attendent le grand mystère de vie ou de mort. Les éclairs frappent la pyramide de Silbury et ruissellent sur ses flancs en boules de lumière, qui sautillent vers l'allée couverte.

Les mouvements des boules ne sont pas anarchiques, mais semblent guidés par une intelligence facétieuse. Certaines boules de feu blanc rebondissent sur le corps ou la tête des apprentis, qui dominent leur frayeur. Ils n'en sont pas affectés, au contraire, ils font le plein d'énergie en gobant un bon flash de Vril. Dans leur cerveau surtendu, l'épiphyse excitée ouvre en grand le chakra de la fontanelle, et les apprentis redeviennent ce qu'ils sont : des bouddhas de lumière. 



 Un chêne pensif recueille les vœux des visiteurs qui y nouent des rubans à ses branches. En petite Bretagne, cette pratique est fréquente, comme au Tombeau de Merlin. La balade à travers champs est plaisante, et très émouvant le spectacle du recueillement des Britanniques dans les monuments mégalithiques. Le respect amoureux qu'ils ont pour la nature est inconnu chez nous. A coup sûr, la vieille religion des Celtes a été préservée ici des influences latines et cartésiennes.

La nature est un temple, ces diables de British s'en souviennent.

 Le spectacle de toutes ces boules de lumières jaillissant de l'éclateur pour retomber en cataracte vivante et rebondir de menhir en menhir fascinait de nombreux spectateurs. Voilà pourquoi les sites des centrales à foudre comme Avebury, Stonehenge, Locminé, Carnac, sont environnés d'allées couvertes et de dolmens. Ces solides abris, recouverts à l'origine de leur tumulus de terre, constituaient autant d'observatoires ou de temples initiatiques quand l'orage faisait rage...

 Temples au fond desquels les initiés pouvaient voir ruisseler les fontaines de lumière… en attendant qu'une boule, plus aventureuse ou mieux inspirée, s'introduise dans le boyau rocheux et vienne tourner autour de l'initié qui retenait son souffle. Les battements de son coeur rythmaient la voix lointaine de son maître : "Surtout, maîtrise ta peur. Le feu du ciel te hume, il te renifle, il te soupèse. S'il t'aime, il t'épousera." Et l'homme se changeait en dieu.

Les spectateurs massés à l'extérieur du périmètre de sécurité en évoquent d'autres, qui leur sont peut-être contemporains. La scène se passe il y a cinq mille ans dans le delta du Nil. Une foule s'amasse à bonne distance de la grande pyramide de Gizeh sous l'orage. Frissonnants, frénétiques, les fidèles admirent le prodigieux spectacle de l'enclume sous le marteau de Thor, la grande pyramide blanche cent fois frappée par la foudre dans un halo luminescent. Tout l'horizon en est illuminé.


Voilà pourquoi la pyramide se nomme : "l'horizon lumineux de Kheops "C'est mot pour mot le nom égyptien de la grande pyramide.

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