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mardi 15 juillet 2014

Le Cap Vert: une colonie Atlante ?


Si ce chapelet d'îles perdues au large de l'Afrique de l'Ouest est si discret dans l'Histoire humaine, ce n'est pas pour rien à priori. En effet, ces îles étaient complètement inhabitées lorsque des marins portugais y débarquèrent pour la première fois, entre 1456 et 1460. A priori, à cause de l’éloignement du continent, le pays a connu une histoire radicalement différente du reste de l’Afrique. 

La date exacte à laquelle accosta le premier bateau portugais n’est pas connue. Ils décrivirent alors l’archipel comme étant inhabité. Cependant, vu le régime des vents et courants dominants de la région, il n’est pas exclu que des pêcheurs maures, wolofs, sérères ou encore lébous y aient débarqué. Selon certains récits, des Arabes ou des Phéniciens auraient visité l’archipel plusieurs siècles avant les Européens. L’historien portugais Jaime Cortesão rapporte une légende selon laquelle les Arabes auraient visité une île, qu’ils nommaient « Aulil » ou « Ulil », où ils récoltèrent du sel dans des marais salants naturels. Selon lui, il pourrait s’agir de l’île de Sal. Selon une étude récente de Gavin Menzies, une des flottes de l’explorateur chinois Zheng He aurait atteint le Cap-Vert en 1421. Ces flottes avaient été envoyées par l'empereur Zhu Di afin 'd'explorer le monde'.

En 1456, l’explorateur portugais Alvise Cadamosto découvrit quelques îles du Cap-Vert, puis Diogo Dias et Antonio Noli, capitaines au service d’Henri le Navigateur, découvrirent le reste de l’archipel les années suivantes. Ribeira Grande, première ville européenne permanente sous les tropiques, qui porte actuellement le nom de Cidade Velha, fut fondée en 1462. Les îles – du moins les îles montagneuses – étaient alors couvertes de végétation.


Les Portugais importèrent rapidement des esclaves depuis la côte ouest du continent. Situé sur les grandes voies commerciales entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques, l’archipel s’enrichit grâce au commerce triangulaire au cours du xvie siècle. Cette prospérité attira les convoitises de nombreux pirates, dont Francis Drake qui saccagea Ribeira Grande en 1582 et 1585. La ville déclina après une attaque française en 1712 et Praia devint la nouvelle capitale. Mais ce n'est pas l'histoire récente de cet archipel mais éventuellement des traces d'occupations plus lointaines, qui seraient en soi extraordinaire vu l'isolement de cet archipel (isolement peut-être apparent car les Caraïbes se trouvent précisémment en face, de l'autre côté de l'Atlantique) qui est tout de même sous un courant marin provenant nettement de l'ouest : de la végétation et même des troncs d'arbres provenant des amériques s'échouent sur les plages ouest des îles. Des traces ont été effectivement relevées finalement : 

Pendant ses 25 ans de recherche botanique au Cap Vert, Chevalier releva 5 sites d'art rupestre , de possibles "dolmens" sur Santiago, Fogo, et Sant'Antao ainsi que des enclos de pierre et des huttes abandonnées sur plusieurs îles et des habitations troglodytiques modernisées sur Santiago et Fogo .

A l'embouchure de la Ribeira de D. Joao, sur Maio, il signala une croix chrétienne peinte et nota l'existence supposée d'une inscription sur le flanc de la montagne escarpée de Rochintha, sur Boa Vista (3). Ni lui, ni le géologue Kreijei-Graf, ne furent capables de localiser précisémment les inscriptions de Rochinha. Un site sur Sant'Antao, dans le bassin d'Altomira, n'a pas non plus été localisé, tout comme la Rocha Escrita, près de l'embouchure du Prata, sur Sao Nicolau. Seul le site 1, près de l'embouchure du Penedo, à Janela, sur Sant'Antao, a été localisé et publié. Wolfel (1958) a fait la relation entre les gravures de Janela et celles des Guanches préhispaniques des Canaries et il prétend que les gravures du Cap Vert prouvent le diffusionisme des "Vikings de l'âge de la pierre" et l'existence d'une "Hochkultur" mégalithique.

Pas d'informations sur des recherches locales ou autres pour retrouver ces éventuelles traces des Guanches, mais il faut tout de même noter que des outils du paléolithique supérieur ont été trouvé juste en face sur la presqu'île du Cap Vert attachée à l'Afrique : 60.000 ans d'âge.




L'archipel des îles du Cap Vert : notez les hauts-fonds constitués de plateaux reliant les îles : toutes les surfaces plus claires ont été hors de l'eau un jour, d'autres se sont éboulées sous l'eau...
Pour l'instant et en attendant d'autres données apparemment rares sur cet archipel, un tour du côté des satellites et des images récentes bouleverse un peu plus mon opinion sur ces îles dont le seul intérêt étaient les marais salans nombreux et une étape vers les amériques ou le long de l'Afrique.


En fait, en examinant de prêt l'espace entre deux de ces îles apparaît une évidence : un énorme effondrement du plateau qui les reliait qui a dû d'ailleurs provoquer à son époque un énorme tsunami... et de vraiment très curieuses structures englouties précisémment entre les deux îles. Notons que ces îles volcaniques ont vraiment l'air d'avoir été balayées et nettoyées en surface par quelque chose de puissant. Pareil, l'espace entre les deux îles (qui sont sur un ancien plateau possiblement hors de l'eau dans le passé quand l'océan était plus bas) a été laminé et érodé par de puissantes vagues (mais il s'agit là de roches volcaniques friables à priori : cette érosion n'est peut-être pas si lointaine que ça). Mon impression générale est qu'il y a trop de coincidences (ponts entre les îles) et de structures avec angles droits à cet endroit englouti de façon catastrophique, qu'en pensez-vous ? Une meilleure définition des images satellites seraient bien sûr le bienvenu.

   


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