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mardi 15 juillet 2014

Peuple Serpent et Genese


Serpents à Plumes d'Amérique, Serpents Vautours de Sumer, Serpent tentateur de la genèse biblique, "pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?"  Qui est donc ce Peuple Serpent dont on trouve trace dans toutes les mythologies ?

Les premiers empereurs chinois disaient descendre des dragons. En Inde, des familles de haute caste croient encore que leurs ancêtres sont des Dieux serpentiformes appelés "Nagas". Les Dogons du Mali prétendent que leur extraordinaire science astronomique leur vient de leurs ancêtres célestes à l'aspect reptilien, les "Nommos". Les Egyptiens avaient leur dieu serpent, Kneph, et les pharaons étaient souvent représentés avec des serpents. 


 Les Phéniciens avaient Agathodémon, un ophidien. Les cultures d'Amérique centrale adoraient leur dieu créateur Quetzalcoatl, le serpent ailé, tout comme Baholinkonga, le serpent à plumes des Indiens Hopi. Les adeptes du Vaudou ont un dieu serpent qu'ils appellent Damballah Wedo. Les Hébreux ont Nakhustan, le serpent d'airain. L'ancien dieu des îles britanniques, appelé Hu, était le maître dragon du monde. Le premier autel des Cyclopes à Athènes était dédié à Ops, le dieu-serpent. Les Aborigènes d'Australie possèdent aussi leur mythe du Wagyl, un Dieu-Serpent.


Serpent Gnostique

Selon les gnostiques, les Serpents sont nos instructeurs, des démiurges qui ont façonné nos corps, mais pas notre âme, qui ne leur appartient pas, car elle est incréée. Nous sommes nés de la lumière, tout comme eux. Mais notre véhicule terrestre, ce triple corps de chair et d 'esprit, c'est à eux que nous le devons.

« La philosophie gnostique est née au début de l'ère chrétienne dans le bassin méditerranéen, principalement en Egypte, héritière de l'ancienne religion des mystères d'Isis.

 Pour ses adeptes, l'homme est une émanation de la source unique de toutes choses et hérite d'une parcelle de cette perfection créatrice. » Par contre, notre corps « a été façonné par des êtres néfastes, des usurpateurs qui se sont proclamés « dieux », les fameux Archontes. Yahveh est considéré par les gnostiques comme le chef des Archontes, le grand démiurge, créature maléfique par excellence. Au 4e siècle, l'affrontement entre les gnostiques et les pères de l'église fut violent et impitoyable.

 La plupart des textes gnostiques ont été détruits et avant la découverte des fameux parchemins de Nag Hammadi en 1945, ce que l'on savait de la Gnose se limitait aux commentaires des chasseurs d'hérésie des premiers temps du christianisme. » Ce qui est tout à fait dommage, car Jésus lui-même était gnostique. Paradoxe : pour sauver la religion du Christ, les pères de l'église ont dû inventer un personnage charmant qu'ils ont nommé Jésus. Du temps de Jésus, le kali Yuga n'avait que deux mille ans, à présent il en a le double. Bien peu de vérité surnage dans un océan d'erreurs. A quoi se raccrocher ? A rien sans doute et c'est bien ainsi. Revenons à ces êtres néfastes qui nous ont façonnés, puisque telle est la thèse gnostique. D'après Anton Parks, il y a là aussi une méprise. Les généticiens surdoués qui nous ont faits n'étaient pas si malfaisants qu'il y paraît de prime abord. La déesse-mère, pour Parks, est la déesse sumérienne Tiamata/Athena.




La plus sage des bêtes

 C'est à elle que revient au premier chef le titre de serpent primordial. Au départ, ce qualificatif était positif, car "le serpent est la plus sage de toutes les bêtes des champs "dit la plus ancienne version de la Torah. La Bible, changeant un seul mot, dit tout le contraire : "le serpent est le plus rusé de tous les animaux". Ainsi le serpent est l'allié des hommes, créateur de l'espèce humaine. Il personnifie la déesse-mère Tiamata aidée par son fils Enki, que les Egyptiens appelleront Osiris, les Perses Oannès, et les Grecs Prométhée.

 Chez les Dogons c'est Nommo ; chez les Méso-américains c'est Quetzalcoatl et chez les Hindous, Vishnou. Il est le premier instructeur de notre espèce, comme Quetzalcoatl le serpent à plumes, comme Oannès, Nommo ou Vishnou les dieux-poissons. Il nous a toujours soutenu et pris notre défense quand d'autres dieux voulaient nous supprimer, comme Prométhée notre créateur prenant parti pour les hommes contre son oncle le puissant Zeus. Ou comme Osiris nous protégeant de Seth qui voulait notre perte.




Le Diable est la Bête



Ou comme Enki nous protégeant d'Enlil qui lui aussi voulait mettre fin à "l'expérience humaine". Comme on l'a déjà compris, toutes ces légendes se réfèrent à une histoire unique, et leur convergence plaident pour sa véracité. Alors comment se fait-il que le serpent, notre concepteur et notre allié, le plus sage des animaux, soit devenu le plus rusé, le plus dangereux, la "Bête" identifiée à Satan dans nos religions "modernes" ? Selon les traducteurs des manuscrits de Nag Hammadi,  ça s'explique par un glissement sémantique.

Le terme de Bête est la traduction de quasi-homophones en araméen :


Haywa signifiant bête, hawa' signifiant enseigner et hawya signifiant serpent. Les dieux généticiens travaillent sur des génotypes humains que le texte appelle des modelages, "puis les autorités appelèrent la Bête pour qu'il corrige les erreurs de leurs modelages". La bête n'est pas maléfique puisqu'elle corrige les erreurs des apprentis-sorciers. "Le véritable sens de la Bête, c'est l'Instructeur car il fut trouvé plus sage que tous"




Les serpents initiateurs


 Qui sont ces hommes aux grands pouvoirs, divins représentants du Peuple Serpent ? Ils ont la peau blanche ou noire et des parures de plumes leur orne la tête. La légende dit qu'ils se déplacent en volant.

"Les dieux blancs barbus sont venus de la mer,  ils nous ont tout appris. Et quand le dernier Serpent à Plumes nous a quitté cap à l'est sur son long bateau, tout notre peuple était en deuil. Alors Quetzalcoatl nous a promis de revenir." Voilà le credo des Aztèques, l'histoire des Quetzalcoatl, les grands dieux bienveillants, porteurs de paix et de civilisation, les Serpents à Plumes, ou plutôt les Oiseaux-Serpents. Ils ont à jamais marqué les mémoires. Qui donc étaient-ils ? Et d'où venaient-ils ?

 Les Mayas racontent la même histoire, et leur Quetzalcoatl s'appelle Kukulkan. Les Incas itou, le leur se nomme Viracocha. Trois dieux civilisateurs, blancs, aux cheveux tressés, aux yeux clairs. Avec dans leur clan des dieux noirs. Tous trois venus du Yucatan, où ils avaient débarqué de l'est. Venaient-ils d'une île engloutie ? On peut le penser. Leur venue coïncide avec le déluge, et le "serpent dans le ciel" dans lequel Velikowski voit la queue d'une comète qui aurait frôlé la terre dans une ambiance d'apocalypse.

 De quand datent ces événements, voilà qui est difficile à dire. La tradition méso-américaine n'a pas sauvegardé son antique science de la datation, gravée sur des meules de pierre appelées codex ou calendriers, et qui décrivaient les grands cycles du temps. Des peuples comme les Aztèques ou les Mayas n'ont rien gardé de leur antique grandeur, celle des Toltèques ou des Olmèques. Rien n'empêche de penser que plusieurs dieux - ou prétendus tels - aient visité l'Amérique à des époques très différentes.

Ce qui serait bien conforme à la conception cyclique du temps qui était celle des anciens. Tandis que notre temps est linéaire, se déployant d'un passé plus ou moins nébuleux vers un futur incertain, le temps des Toltèques ou des Incas était circulaire. Toute chose se répétant, tout événement se reproduisant selon les rouages astrologiques d'un ciel familier, car ces peuples lisaient dans les astres comme dans un livre. Et c'était le livre de la Vie. Tout étant prévu, rien n'était anxiogène.

 Singulièrement, de l'autre côté de l'Atlantique, à l'autre bout de la Méditerranée, dans les montagnes du Kurdistan, une légende comparable a pris racine. Transcrite par Senacherib et Assurbanipal, les rois encyclopédistes, cette légende sumérienne semble très ancienne. Elle évoque les Anounna, ou Serpents-Vautours, ce peuple divin habitant les hauteurs, d'où leurs ailes pour descendre vers les hommes. Comme les Quetzalcoatl, les Anounna sont pacifiques, cultivés, grands savants.

 Ils enseignent aux hommes toutes sortes de savoir-faire. La tradition sumérienne présente le Peuple Serpent comme des êtres de pouvoir et de connaissance. Ils habitent les montagnes élevées du Kurdistan, d'où ils sont descendus pour apporter aux hommes les bienfaits de la civilisation. Ils leur ont enseigné les maths, l'astronomie, l'agriculture, la métallurgie, l'architecture et… la cosmétique ! Les pré-Sumériens les tenaient pour des dieux. Les Sumériens comme les Assyriens les ont craints et respectés. 

Ce sont eux que la Genèse appellent les Elohim, eux que la Grèce antique appellent les Titans, au nombre desquels il faut compter Zeus, ou Dieu, qui détrônera un jour les Titans - sans doute les Elohim de la Bible. Son neveu Prométhée, un Titan, créera l'espèce humaine. Ces Titans seraient donc les Elohim, ceux que le livre d'Enoch appelle des Veilleurs. Ils créeront la femme, puis certains d'entre eux feront avec elle une nouvelle espèce de géants, les Néphilim. Elohim les rejeta à cause de cet acte.

 Comme les Veilleurs, les Serpents Vautours de la tradition sumérienne ont créé le premier homme en mélangeant un peu de leur sang avec de l'argile. Ces surhommes donnèrent ainsi naissance à la première civilisation humaine, celle du jardin d'Eden. En Eden, les Edénites ou Adamites vivaient en compagnie de leurs créateurs beaucoup plus développés, les Dieux volants et les anges qui les accompagnaient. "Pour le Rig Vêda, les Anges (Dévas) et les Titans (Asuras) sont de même nature.




Les Anges sont représentés sous formes d’hommes et d’oiseaux, les Titans le sont sous celles de dragons et de serpents". Une fois de plus, on retrouve l'idée d'hommes-oiseaux et d'hommes-serpents. Mais cette fois, à l'autre bout du monde. On peut se demander si ces serpents dont certains sont géants, ces Titans qui furent les anciens maîtres de la terre, ne seraient pas tout simplement l'ancien peuple des dinosaures. L'homme les aurait côtoyés pendant des milliers d'années. Ça laisse des souvenirs…

 A la même époque lointaine, des hommes-oiseaux et des hommes-serpents se seraient manifestés en Inde, en Mésopotamie et en Amérique. Si tous ces peuples les ont nommés de la même façon, c'est que la raison doit en être évidente. Que fait l'oiseau ? Il vole. Ces hommes-là savaient voler. Que fait le serpent ? Il rampe, mais il nage aussi à la surface de l'eau, ou entre deux eaux. Ces hommes-là savaient naviguer dans et sur l'eau. Leurs  avions étaient aussi des sous-marins.


Et continue la ronde des fausses coïncidences. On ne peut s'empêcher de rapprocher Kukulkan, le serpent à plumes des Mayas, et Cuchulainn, le héros de la mythologie celte. Peut-être n'y a-t-il entre ces deux noms qu'un hasard facétieux ? Mais puisque Kukulkan était aussi blond que Cuchulainn, et probablement de la même race, pourquoi les deux mythologies ne parleraient pas du même gaillard ? Nombreux sont les Vikings et les Celtes à avoir traversé l'Atlantique, longtemps avant Christophe Colomb.

Cuchulaïnn n'aurait été ni le premier, ni le dernier. Mais les rapprochements ne s'arrêtent pas là. Les Aztèques honoraient un autre dieu blanc, Votan. A la lettre près, on reconnaît le Wotan germanique. L'un comme l'autre sont les maîtres de la foudre. Ignatius Donelly compare les noms de localités d'Asie Mineure avec ceux de villages d'Amérique centrale, nommés avant l'arrivée des conquistadores : Chol et Chol-ula, Colua et Colua-can, Zuivana et Zuivan,  Cholina et Colina, Zalissa et Xalisco.

Similitudes trop nombreuses pour parler de coïncidences. Les peuples d'Asie Mineure et ceux d'Amérique centrale ont sans doute une origine commune. L'Atlantide, idéalement située à mi-chemin, ferait une bonne candidate. Au Pérou, tandis qu'il examine les vestiges du temple de Viracocha à Cuzco, Graham Hancock trouve une autre parenté troublante : "Le temple inca qui se dressait jadis à cet endroit était couvert de sept cents feuilles d'or pur, chacune pesant environ 2 kg.

De plus, sa vaste cour intérieure était occupée par des "champs" de pseudo-épis de maïs, eux aussi en or. Je ne peux m'empêcher de penser au temple de Salomon, à Jérusalem, également réputé pour son revêtement de feuilles d'or et son fabuleux verger planté d'arbres en or."Au jardin des Hespérides poussaient aussi des pommes d'or. Ce métal est le meilleur électro-conducteur. Or le temple de Salomon était équipé de paratonnerres en or eux aussi. Comme le pyramidion sur la grande pyramide.



LES DIEUX SERPENTS ET L'IMMORTALITÉ




Dans la recherche de l'homme pour la panacée de la longévité et la vitalité, la science n'a pu encore fournir la réponse. Comme processus naturel, la régénération n'est pas très développée chez l'homme et les plus hauts mammifères sont capables de régénérer seulement que les cheveux, la peau, les ongles, le foie et certains autres tissus. Ce processus est beaucoup plus prononcé chez les animaux inférieurs, par exemple, les salamandres et les lézards qui peuvent remplacer leurs queues, les homards et les crabes qui peuvent régénérer de nouveaux membres et le plathelminthe qui créé plusieurs nouveaux individus lorsqu'il est coupé en morceaux.



Bien que la régénération ait été défendue par les dieux partout à travers les âges, on retrouve parfois certaines références voilées dans la littérature. Quand le serpent vola la plante magique de Gilgamesh et mua immédiatement sa peau, il démontrait une forme d' immortalité. Le fait de muer la peau de cette façon fit partie de la théologie des Hébreux et des Chrétiens dans le rite de la circoncision.

Faisant partie intégrante de la convention entre Abraham et son dieu et renforcée par la suite en étant répétée plusieurs fois à ses descendants, Dieu lui dit, «Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l'alliance entre moi et vous ».

Comme le serpent parvient à la longue vie en sacrifiant et en laissant derrière une partie de lui-même, ainsi l'homme peut aussi y parvenir en sacrifiant rituellement une partie de lui-même. Le rite de la circoncision servit aussi de rappel perpétuel que ses vraies origines proviennent du dieu serpent créateur et qu'il existait à la longanimité de ces dieux.

De ceux qui ont atteint l'immortalité et joint les dieux, seulement deux sont enregistrés dans la littérature ancienne. Les dieux disaient que cet attribut ne fut pas donné à la légère. Utnapishtim en fut un à qui ils donnèrent l'immortalité.

Après le Déluge, Utnapishtim et sa femme furent emmenés au vaisseau spatial où Enlil le fit passer à travers un rituel : « Jusqu'ici, Utnapishtim eut été seulement qu'un homme, mais maintenant Utnapishtim et sa femme seront pour nous des dieux ». Il fut envoyé vivre « à la source des deux rivières où Shamash s'élève », dans la terre de Dilmun. Non pas comme son équivalent, Noé n'a pas atteint l' immortalité. Les dieux de l'Ancien Testament furent des dieux beaucoup plus jaloux et intransigeants.

Avant le Déluge, un des patriarches atteignit cette distinction. La Genèse en parle énigmatiquement en disant que, « Henok marcha avec Dieu. Il disparut alors puisque Dieu le prit ». Néanmoins, les trois livres apocalyptiques d'Henok fournissent toute l'histoire des détails qui furent omis de la Bible.

Henok fut non seulement rendu immortel mais aussi déifié et il devint second en pouvoir à la divinité principale. Cette métamorphose exceptionnelle fut accomplie pour fournir un magistrat objectif qui pourrait présider au procès des Néfilim qui avait été accusé de toutes sortes d'infractions sur la Terre.




Dans La Nudité Du Na’hash
  
On traduit ordinairement le mot Na’hash par serpent, alors que son sens en hébreu est plus large et peut désigner aussi toute espèce de reptiles et même des animaux tels que le dragon. Ce terme de dragon a de plus l’avantage d’être suggéré par saint Jean (Ap. 12, 20) lorsqu’il parle du grand dragon, de l’antique Serpent. Pour l’auteur de la Genèse l’animal merveilleux qui parle à Ève et la trompe est tout d’abord pourvu de pattes comme les animaux supérieurs, sans doute à la manière du dragon qui réunit les perfections de plusieurs espèces, possédant pattes et parfois ailes.

La nature sexuelle du serpent Na’hash reste tout aussi imprécise et ceci nous est dévoilé par ce passage du Zohar du Cantique des Cantiques : "La Femme de Prostitution descendit ainsi que celui qui la chevauche et la domine", où la femme de prostitution est assimilée au Serpent primordial et celui qui la chevauche à l’ange Samaël.

Le mot Serpent défini en hébreu nous offre les éléments suivants :

      - Nachash - naw-khawsh’ ; un serpent.
      - Nachuwsh - naw-khoosh’ ; (dans le sens de sonner - comme sonner une cloche ou aussi couleur rouge de la gorge d’un serpent quand il se prépare à frapper) ; cuivre.
      - Nechuwshah - nekh-oo-shaw’ ; féminin ; cuivre.
      - Nechash - nekh-awsh’ ; cuivre, airain.
      - Nachash - nakh’-ash ; une incantation ou augure : - enchantement.
      - Nachash - naw-khash’ ; jeter un sort magique ; faire des pronostications, enchanteur, apprendre par expérience.

Le Naga ou Nagash représente le serpent musicien de Babylone. Le mot lagash est très similaire et signifie "parler en langues". Tout a commencé dans le Jardin d’Eden avec l’entrée en scène du Serpent.

Les hymnes sont les incantations qui ont le pouvoir d’apaiser les dieux, tout comme la nourriture, les fleurs ou les faveurs sexuelles. Les Musiciens participent donc à l’adoration des dieux par leur Art. Même si selon certains, les musiciens sont des adorateurs du mal, il est indéniable qu’ils participent à l’œuvre humaine de réconciliation avec dieu ou la divinité.

Nous savons que les serpents ne parlent pas ou ne séduisent pas les humains. Les serpent sont reliés aux nagas qui furent les initiateurs du culte de l'homme et de sa réintégration à la divinité par la musique. Les Nagas sont des serpents semi-divins avec des faces humaines et des queues de serpent.

Les serpents ou nagas sont habituellement représentés sous la forme de cobras gigantesques et sont considérés comme les rois des autres serpents. Les nagas sont également mis en relation avec les DRAGONS.

"In the Western traditions we find the same ubiquity for the Naga, or Serpent. One simple example is the Ancient Greek Goddess, Athena. She is known as a warrior Goddess as well as the Goddess of Wisdom ; her symbol being the Serpent as displayed on her personal shield."

Bien sûr, dans la Genèse, le Serpent est un Naga qui instruit l’humanité sur le Sentier de la Connaissance du Bien et du Mal. Le gnosticisme, et non la gnose, construisit un système basé sur le serpent en tant que la Bête et ZOE en tant qu’instructeur féminin "habitant" le serpent afin de communiquer sa révélation à l’humanité.

Le serpent du Jardin d’Eden était dont :

Nachash (h5175) naw-khawsh’ ; serpent.

Ce mot dérivant de :

Nachash (h5172) naw-khash’ ; siffler, enchanteur, enchantement, observer et apprendre par expérience.

Nous avons donc aussi une connexion avec Lucifer qui, en Latin, signifie Porteur de Lumière [cfr grec Phosphoros ou Eosphoros] ; la planète Vénus, l'Etoile du Matin. Lucifer est celui qui apporte la lumière sur terre, non seulement au sens physique du terme mais aussi au sens mystique.

Mais pour revenir au nagas et faire ce lien tant attendu entre eux, Na’hash et Lucifer, le mot pour "joueurs", nagan, dans le Psaume 68 est à rapprocher du mot Chalal (halal) du Psaume 87 :

"Les chanteurs vinrent en premier, les joueurs d’instruments suivirent ; parmi eux il y avait ceux qui jouaient du tambourin."

Et Nagan (h5059) naw-gan’, signifie bien jouer d’un instrument de musique et plus particulièrement d’un instrument à vent, mélodie, ménestrel, jouer, joueur. Naga (h5060) naw-gah’ ; porter la main sur quelque chose, coucher avec une femme, frapper. Negiynah (h5050 neg-ee-naw’ ; instrument de musique ; un poème mis en musique.

Chalal (h2490) khaw-lal’ ; blesser, dissoudre ; figuré profaner (une personne, un lieu ou une chose), commencer ; jouer (de la flûte) : polluer, se prostituer. Halal (h1984) haw-lal’ ; être clair (son ou couleur) ; briller ; célébrer, donner en mariage, prier. Heylel (h1966) hay-lale’ ; (dans le sens de briller) l’étoile du matin, Lucifer.

Ainsi, se comporter comme un musicien c’est être musicien de l’âme, un naga, au sein d’Heylel en compagnie de Na’hash... Si l’on me suit bien ?

Comme exemple à ce procédé, nous l’appliquerons au Na’hash - qui désigne en hébreu le "serpent" - et Enosh - qui désigne en hébreu l’"homme ordinaire" :

Na’hash = (NHS) = (50 58 350 ) = 466 Enosh = (ANVS) = (1 51 57 357) = 466

L’on peut donc poser une identité ésotérique entre le "serpent" et l’"homme ordinaire", le "profane".

Il est ici à noter que dans tous les cas, l’identité demeure au niveau de la valeur, que celle-ci soit obtenue par l’un ou l’autre procédé. Ainsi, l’identité qui existe entre Na’hash et Mashiah, le Messie - qui nous est donnée par la Guematria "simple", c’est à dire, au travers de la valeur 358 qui est la somme des lettres qui composent chaque mot - demeure.

Toutefois, il n’existe pas d’identité entre Mashiah et Enosh : Enosh = 466 et Mashiah, donc (8 18 318 350 ) = 702. Pas d’intimité donc entre l’"homme ordinaire" et le Messie !

Par contre, on peut dresser un parallèle assez étonnant entre la valeur de Na’hash donnée par le procédé du "quaternion" et d’autres mots tels que Golgotha - lieu de crucifixion du Christ, lieu du supplice par la croix dont la symbolique se rattache de manière absolue au symbolisme du serpent - et Olam haYetsirah, le Monde de la Formation, dont la valeur "simple" est également de 466 !!! Nous laissons le lecteur méditer sur cet exemple..."

Mais, revenons à la Bible et au chapitre III, verset 1 de la Genèse : "Wa haNa’hash ‘Aroum mikol hayat hasadeh", "Et le serpent est le plus rusé des animaux des champs". "... lorsque Elohim se retire dans son Shabbat et qu’alors IHVH monte des profondeurs dans une exigence d’accomplissement, avec lui monte le Satan. L’Adversaire enveloppe le NOM comme une coque enveloppe le fruit et lui fait barrière. L’adversaire n’est pas l’ennemi. A la racine de la vie, le serpent symbolise cette barrière, mais à l’acmée de l’œuvre, toutes barrières ayant été franchies, c’est à dire le serpent ayant été intégré par l’homme conquérant son NOM, avec le Nom, il est la vie", Annick de Souzenelle, l’Alliance de Feu tome II.

Dans ce passage de la Bible, nous lisons le qualificatif de ‘AROUM, qui signifie nu ou rusé. C’est le même terme qui désigne le couple Ish et Isha (Gen. II, 25). Ainsi, il y a une identité entre le couple et le serpent au travers de la nudité ou de la ruse, car l’hébreu permet un jeu de mots entre ces deux termes.

Adam est ‘Aroumim - AYIN RESH VAV MEM YOD MEM - par le lecture "éclatée" du mot nous lisons alors qu’Adam est ‘ER (AYIN RESH), l’éveillé, et (VAV), MAYIM (MEM YOD MEM), les eaux. ‘AROUM, AYIN, RESH VAV MEM, est donc aussi un éveillé. La racine AYIN VAV RESH signifie d’ailleurs "être éveillé". Afin de compléter ces idées quant à la signification de ce mot, il nous faut à nouveau l’éclater et y lire ‘OR, AYIN VAV RESH, peau ! Que l’on peut permuter en VaRâ, VAV RESH AYIN, "et le mal". Si l’on prononce ‘IWER, nous obtenons le mot "aveugle" mais prononcé ‘OUR, ce mot redevient le verbe "s’éveiller". Notons la présence dans ce mot de la lettre AYIN qui est la "source", "l’œil". ‘OUR a une valeur numérique de 276 et donc sa réduction est 6. Donc la valeur du VAV, l’éveil est un lien entre les deux réalités : l’humaine et la divine.

Selon Saint Augustin, il ne faudrait pas voir dans le serpent tentateur qu’un animal ordinaire : "Le serpent a été appelé le plus avisé, c’est à dire le plus astucieux de tous les animaux en raison de l’astuce du diable qui, en lui et par lui, ourdissait ses ruses... Il en serait de même si l’on disait que ce serpent est menteur, parce que le diable se servirait de lui pour mentir..."

Dans le sens premier, le serpent est l’animal le plus nu, le plus à découvert, celui qui ne cache rien. Ne rien cacher et être rusé, deux qualités, car la ruse est un accès à la Sagesse comme le dit si bien ce passage de Proverbes 8 , 12 : "Moi, la Sagesse, j’ai pour voisine la ruse et j’acquiers la connaissance des pensées". Ou encore : "La ruse en soi est un savoir-faire dans la grande geste divino-humaine", Annick de Souzenelle, L’Alliance de Feu, tome II.

Comme nous l’avons fait remarquer auparavant, le Na’hash vient des profondeurs en même temps que IHVH, par cela, il agit dans la polarité de la Création, par ruse mais aussi à découvert, poses-t-il la fameuse question à Isha : "Aph ki amar Elohim", "Est-ce que Dieu à vraiment dit...", "Eritis sicut Dei". De cette question naît l’histoire humaine, par le travers de "chute", l’homme prend sa liberté... Trop tôt diront certains. Mais sans la chute, comment obtenir le respect des 613 mitvot, ou commandements ? Et comment observer le commandement de réparer une faute commise si cette faute n’est pas commise ? Souvenons-nous de David ne pouvant mourir de n’avoir pas fauté et donc de ne pouvoir respecter l’ensemble des mitsvot à cause d’un « acte manqué »...

Pour conclure, revenons sur la similitude entre les valeurs numériques de Na’hash et de Mashia’h : 358. Cela nous indique que le serpent de la "chute" sera aussi celui qui rétablira le Royaume des Cieux, le Parès, en nos Cœurs par l’Unité et l’Amour. Unité qui dépasse tous les clivages humains et toutes les contradictions humaines en une dialectique unitive du "ouinon"...



LA PERCEPTION DU SERPENT COMME ÉTANT MALVEILLANT


En plus d'Adam et Ève, l'autre hôte important du jardin d'Éden fut le serpent. On lui donne des qualités qui rivalisent avec et surpassent celles d'Adam. Même la Genèse concède ce point en affirmant que « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits ». Le Haggadah décrit le serpent comme étant grand, ayant deux jambes, et avec des pouvoirs mentaux supérieurs. Il fut le seigneur de toutes les bêtes de l'Éden : « Dieu parla au serpent, : Je vous ai créé pour être le roi de tous les animaux. Je vous ai créés pour être debout ». Dans le Haggadah, il semble avoir peu de doute qu 'il ait marché comme un homme.

Dans la Genèse, le serpent fut puni sévèrement pour son rôle dans la chute d'Adam et Ève. Désormais, son destin fut de ramper sur son ventre. De cette façon, la Genèse sous-entend, qu'à un certain moment, le serpent fut une créature avec des jambes et qu'il les perdit en mangeant du fruit défendu. Le Haggadah est plus explicite et dit carrément que, « ses mains et ses pieds furent coupés ».

En apparence, le serpent avec des jambes dut être une créature effrayante, dominant tous les animaux aussi bien que l'homme. En fait, quand Adam et Ève furent expulsés de l'Éden, ils portèrent des « chemises de peau ». Mais puisque Adam et Ève furent végétariens pendant cette période et que l'homme n'avait pas eu la permission de manger de la viande jusque après le Déluge, ces « peaux » durent être celles qui furent muées par les reptiles. Ce fait est confirmé par plusieurs sources anciennes.

Les anciennes légendes juives indiquent que les vêtements portés par Adam et Ève furent non seulement faits de peaux reptiliennes mais qu' elles les protégèrent des prédateurs : « Quand ils portèrent les manteaux, disait-on à Adam et Ève, toutes les créatures de la Terre les craindraient ». Les peaux de serpent furent symboliques de la race souveraine et leur rappelèrent non seulement leur origine mais agissaient aussi comme un talisman pour les protéger des créatures sauvages.

La notion du serpent représentant le mal est plutôt récente, car elle se développa au début de l'époque chrétienne. En réalité, le serpent biblique est souvent associé à la connaissance divine, la guérison et l'immortalité. Le mot hébreu pour la créature qui tenta Ève est « nahash » lequel est souvent traduit comme serpent mais signifie littéralement « celui qui résout les secrets ».

Même dans l'ancien Grec, le mot serpent posa des problèmes dans la traduction. Dans la Septante, la première version grecque de l'Ancien Testament, le serpent s'appelle « drakon ». En Grèce ancienne, le mot le « drakon » fut utilisé pour toutes les créatures effrayantes tels que les serpents, les grands reptiles et autres animaux terrifiants. Donc le terme « drakon » fut utilisé dans la sémantique et devint associé à un serpent ailé avec de grandes jambes comme un dragon dans la littérature et la culture occidentale.

En toute probabilité, les dragons et autres créatures fabuleuses de la mythologie ne sont que des créatures déformées du dieu serpent. Deux écoles de pensée différentes semblent avoir contribué à la légende du serpent comme étant malfaisant et répulsif.

La première est le rapport maître esclave. L'homme remplaça les Annunaki comme ouvriers et commença à exécuter toutes les tâches domestiques et déplaisantes. La mémoire de cette domination par les dieux cruels et impitoyables fut exacerbée par la descente des Néfilim avant le Déluge. Ces hommes de l'espace vécurent et se marièrent avec l'espèce humaine et à la fois, les Saintes Écritures et les sources sumériennes révèlent qu'ils furent une race de barbares et de cannibales.

Au moment de la venue du Déluge, l'homme en fut arrivé à mépriser et à même persécuter ces progénitures. Les sources anciennes suggèrent fortement que quiconque démontrant des signes de descendance des dieux fut traqué et détruit.

Le deuxième facteur majeur dans l'évolution de l'idée qu'il représentait le mal fut l'inimitié entre Enlil et Enki. Quand les terres furent réclamées après le Déluge, Enlil plaça ses fils responsables des terres du Moyen-Orient et les fils d'Enki reçurent les terres étrangères telles que l'Égypte et la vallée de l'Indus. Cependant, les fils d'Enki revinrent au Moyen-Orient et, son fils aîné Mardouk, saisit le contrôle de Babylone et réclama le titre si convoité de «50».

On se souvient d'Enki comme le créateur et le bienfaiteur de l'espèce humaine et il est associé à la connaissance divine, la guérison et l'immortalité , exactement les mêmes qualités attribuées au serpent dans le jardin d'Éden. Donc, la « chute de l'homme » biblique revêt le caractère d'une confrontation entre Enlil, l'Élohim de l'Ancien Testament et Enki, le dieu serpent usurpateur.

On trouve le même conflit dans le Conte d'Adapa lorsque Enki prévint Anou (plus tard, Enlil représentait Anou puisqu'il devint le dieu aîné) de ne pas altérer sa création. Cette dissension se trouve dans le troisième livre d'Henok lorsque au patriarche devait être donné le statut de dieu et l'immortalité. Les « anges », représentant le plus vieil ordre, protestèrent que Dieu révélait des secrets divins à l' homme. Ils lui rappelèrent à la mémoire, « les dieux primordiaux n' ont-ils pas donné un bon conseil lorsqu'ils dirent, 'ne créer pas l' homme' ? »

Pour les dieux conservateurs et plus anciens, l'homme fut considéré comme un animal inférieur, car à plusieurs reprises, il est critiqué pour sa transpiration et sa saleté. Dans le troisième livre d'Henok, l'homme est méprisé par les dieux mineurs ou les anges qui le caractérisent comme « l'espèce humaine née de la femme, tachée, malpropre, salie par le sang et le flux impur, des hommes qui transpirent des gouttes putrides ». Ce dégoût de certains anges envers nous ,leurs cousins puants et poilus est réitéré partout dans l'Ancien Testament d'où cette aversion est masquée sous l'image de la « faiblesse de la chair ».


Les Annunaki furent fiers de leur apparence d’immortels , de leurs corps puissants et invincibles.

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