Le Château de Corail d’Edward Leedskalnin.


Ed. Leedskalnin affirmait avoir découvert les secrets des pyramides et des grands bâtisseurs antiques, Egyptiens, Incas...et son Château de Corail en est certainement la preuve, comme le pensent les visiteurs.

 « J’ai découvert les secrets des pyramides ; j’ai découvert comment les Egyptiens et les constructeurs antiques au Pérou, au Yucatan et en Asie, avec seulement des outils primitifs, ont soulevé et placé des blocs de pierre pesant un nombre considérable de tonnes. »


Edward LEEDSKALNIN (1886 - 1951) un Letton immigré aux USA en 1912 après un chagrin d'amour dû à sa fiancée qui l'a rejeté la veille du mariage, a érigé un fantastique château de corail, en pensant que cette oeuvre et la célébrité feraient qu'Elle viendrait vers lui. Et bien des années plus tard, cette dernière, Agnès Skuvst, retrouvée et invitée à venir visiter ce qu'il avait fait pour elle, a encore refusé net.

Avant Coral Castle, il avait travaillé comme charpentier à Washington, puis cow-boy au Texas. C'est la tuberculose qui l'a conduit vers un climat plus doux, l'amenant à acheter au début des années 20 un petit lopin de terre à Florida City.

Le jour il lisait des livres sur les courants magnétiques et les forces cosmiques et la nuit il érigeait et sculptait ses blocs de corail sur son terrain.

Sauf quelques enfants, on n'a jamais vu Ed. en train d'opérer : les blocs étaient transportés sur un camion emprunté que son propriétaire laissait à Leedskalnin et le matin tout était déchargé.

Le corail provenait directement du sol local, c'est un corail dit Oolithique, conglomérat de fossiles coralliens d'origine marine relativement récente. Facile à couper, équarrir, sculpter, il durcit considérablement à l'air.

La philosophie de Ed Leedskalnin

Leedskalnin (Ed. pour faire court) pensait ceci : était juste et bon ce qui était naturel.

Ed. disait que toute la matière consistait en aimants individuels et que c'est leur mouvement à l'intérieur des matériaux et dans l'espace qui produit un phénomène mesurable, c'est-à-dire le magnétisme et l'électricité.

Pour lui, chaque atome, proton ou électron a un pôle. Comment guider les pôles de façon à ce qu'ils ne soient pas attirés vers la terre ?

Les moyens de Ed. pour travailler avec l'attraction terrestre n'étaient peut-être pas plus compliqués que de concevoir quelque chose qui permettait l'alignement des éléments magnétiques à l'intérieur de ses blocs de corail, donnant ainsi la possibilité de faire face aux courants des aimants individuels qu'il affirmait provenir de la terre avec une polarisation répulsive.

Les écrits de Leedskalnin étaient simples et rendaient compte d'une science relativement classique, mais il semble qu'il avait étendu son domaine de connaissance sur la façon de faire fonctionner son principe pour pouvoir déplacer 30 tonnes de rocher tout seul.

Ed. disait voir des " perles " de lumière et il pensait qu'il s'agissait de la présence physique du magnétisme naturel et de la force de vie, ou ce qu'on appelle de nos jours le ''chi'', ou (NDLR : peut-être aussi l'orgone que certains peuvent voir)


Vue aérienne de Coral Castle à 40 km au sud de Miami sur l'autoroute 1




Coral Castle

28 années de travail, 1100 tonnes de roche en blocs allant de 3 à 30 tonnes, érigés, sculptés par un seul petit homme plutôt maladif, vivant en solitaire, pesant dans les 55 kg...mais au caractère bien trempé.

A l'intérieur d'un mur d'enceinte : des rocs taillés et dressés en obélisque, porte, cadran solaire, ''télescope polaire'', Saturne, Mars et croissant de Lune, tour atelier et habitation, table en cœur, table en forme de Floride, chaises, dont celle plutôt inconfortable ! dite de la belle-mère...

   

  
En se basant sur la durée de son oeuvre et le fait qu'il l'ait réalisée tout seul, il a été calculé que les 5.273.834 tonnes constituant la grande pyramide auraient pu être taillées et mises en place par seulement 4794 ouvriers

Depuis 1923, Ed. vivait chichement : quelques courses sommaires à l'épicerie, des œufs, du lait, quelques sardines, les légumes de son jardin, les visites guidées de son parc fleuri. Sa santé n'était pas très bonne et en décembre 1951, il tomba malade, plaça sur sa porte un écriteau disant " je vais à l'hôpital " et monta dans le bus. Trois jours plus tard, au Jackson Memorial Hospital de Miami, il mourait pendant son sommeil, emportant, à 64 ans, son secret dans la tombe.

Nous avons cherché dans de nombreux sites qui décrivent ce phénoménal domaine de corail, ce qui pourrait expliquer la facilité avec laquelle Edward levait ses blocs.

Quels documents ont subsisté ? hormis l'énorme et fabuleux document que représente Coral Castle lui-même

- les carnets de notes de Ed sont bourrés de schémas relatifs à des expériences sur l'électricité et le magnétisme, certains pensent que les écrits de Ed. sont codés, son nom même évoquerait les mots gamme, roche, 16...
- et les photos d'époque

Curieux " palais " que celui de cet homme qui a passé sa vie à ériger, tout seul des blocs pesant jusqu'à 30 tonnes, et sans appareils sophistiqués.

Cette porte seule fait ses 9 tonnes, pivotant sur un axe d'acier placé dans sa base, on pouvait la pousser d'un doigt (pour la sécurité, elle a été freinée par des propriétaires ultérieurs de Coral Castle)


Des personnes sensibles ont dit avoir ressenti un certain mal de tête en se tenant sous l'arche de cette porte qui, pourrait être dressée sur un vortex.

Des idées émises par des chercheurs

- Bruce Cathie auteur de Harmonic 33, Harmonic 695, The Energy Grid et The Bridge to Infinity, dit que les mesures provenant de Coral Castle fournissent des harmoniques ayant une relation avec la lumière et la gravité. La distance entre Coral Castle et le pôle A du réseau (dans le Nord) montre de façon indubitable que le site était un emplacement idéal pour permettre à Ed. d'ériger ses pierres.

- Richard Le Fors Clark dit que le réseau terrestre est fait d'un filet de 20 points d'inversion magnétique au long desquels on peut trouver des sites spécifiques d'anomalies connus en tant que Points Vortex Diamagnétiques.

Dans son ouvrage " Vortex de Gravité Diamagnétique ", extrait du livre " Antigravity and the World Grid " édité par David Hatcher Childress, Clark suppose que la zone du Sud de la Floride, considérée comme étant une partie du triangle des Bermudes, est un lévitateur magnétique puissant. Pour lui, Ed. a démontré le magnétisme et le mécanisme de la lévitation en appliquant les principes de diamagnétisme du réseau naturel terrestre. Il utilisait le centre de la masse (assez poreuse) pour la légère pression vers le haut exigée.
De nos jours, pour Clark, Coral Castle ne pourrait plus être construit au même endroit car le point du réseau s'est déplacé vers la zone de la base de l'Air Force de Homestead quelques kilomètres plus loin.


- Emmanuel Forth avec son accent jamaïcain, peut tout vous dire sur Coral Castle, il a sa propre théorie sur la raison qui a poussé Ed à venir en Amérique (en plus de son chagrin d'amour). Pour lui, à plusieurs endroits, on repère des étoiles à 6 pointes, certains disent qu'il s'agit d'un symbole de son pays natal, mais Forth pense que c'est le symbole de l'étoile de David et que Ed. pourrait avoir été un juif échappant aux persécutions.

-Virginia qui tient la boutique de souvenirs et qui, avec son mari, a bien connu Ed. avant son décès affirme qu'il n'utilisait pas la lévitation ...

- Earl Lee, âgé de 70 ans est intervenu sur les ondes lors d'une émission de radio à Miami. Il demeure près de Homestead et témoigne en disant que dans sa jeunesse il a pu voir Ed. (car ce dernier se laissait observer par des enfants mais pas par des adultes) et qu'il ne se passait rien de mystérieux. Pour creuser et sculpter les blocs, il pouvait fort bien utiliser une méthode voisine de celle des Indiens qui garnissaient d'eau les fentes des pierres et après le gel avaient ainsi les blocs de la taille souhaitée. Mais dans son cas il s'agissait plutôt de ressorts en lame, chauffés au rouge, au lieu d'eau gelée.

Quels types d'appareils étaient et / ou sont encore visibles ?

On parle :

-  de vieilles pièces de voiture, mais c'était des outils pour lui et non des pièces de camions qu'il ne possédait pas
-  d'anneaux fixés aux murs extérieurs
-  d'un réseau de fils de cuivre suspendu au-dessus de ses pierres équarries
-  Le croissant de Lune derrière Saturne est tronqué et fixé profond dans le sol selon des angles précis, pour certains observateurs ce sont des ancres où Ed. fixait poulies et chaînes, il y a des traces d'usure
-  l'obélisque illustre le principe du levier interne, la pièce à lever étant elle-même le bras de levier
- des trépieds mais pour certains ils ne paraissent pas solides au point de résister aux secousses des pierres. C'était des poteaux téléphoniques avec des boîtes fixées à leurs sommets (mystérieuses boîtes). Ces trépieds ne se trouveraient plus à Coral Castle et sur certaines photos le bloc de corail paraît être remué à l'extérieur du trépied, toutefois le trépied a pu être déplacé une fois le bloc élevé, sorti de son lit de roche...

On voit sur certaines photos un câble tendu autour du trépied et descendant au sol, il est possible que la disposition des trépieds était plus liée au réseau de cuivre qu'à la suspension du bloc et de la poulie.



Cette boite noire située en au des trépieds et la pièce centrale du mécanisme d’antigravité de Ed. Malheureusement , après sa mort la boite noire a disparue, volée ? saisie par le gouvernement ?




Chez Ed

Christopher Dunn a observé des choses qui l'ont intrigué, il dit :

  « En regardant dans l'atelier de Ed, je pouvais facilement m'imaginer une application de vibration et d'électromagnétisme. Sa roue, demeurait immobile, la plus grande partie du temps, jusqu'à ce que des touristes curieux, comme moi s'en approchent et lui donnent une impulsion. Après quelques révolutions, je réalisais qu'il manquait quelque chose. Tout en visitant les alentours du château, on m'avait dit que Leedskalnin utilisait l'appareil pour alimenter en électricité ses lampes. Il était certain que Ed. n'avait pas l'électricité mais je ne pouvais imaginer que cet appareil pouvait donner une source continue de courant seulement avec Ed. en train de faire tourner la roue avec son bras droit. En examinant plus attentivement cette pièce j'ai vu que c'était réellement un vieux carter de 4 cylindres. Son volant était monté à l'extrémité avant du vilebrequin et consistaient en aimants barres pris en sandwich entre deux plaques, la plaque supérieure étant en anneau d'engrenage.Pour alourdir et rendre le tout plus solide, Ed. avait coulé du ciment entre les aimants. Il m'a paru alors que la photo où l'on voit Ed. la main sur la manivelle fixée à l'extrémité de l'arbre n'était pas précisément représentative du fonctionnement complet du générateur. Il pouvait utiliser la manivelle pour faire démarrer un moteur alternatif maintenant absent et qui était fixé à un des manetons du vilebrequin. Alors, il pouvait s'en aller et laisser tourner la roue. »



Le générateur de courant alternatif de Ed Leedskalnin

  « J'étais maintenant intrigué. J'avais pensé au fait que des aimants fixés au volant étaient vraiment utilisés pour développer la vibration dans la pièce que Ed. essayait de lever. Mais cela n'avait plus aucun sens en voyant ce type de matériel, la taille, le poids de l'ensemble. Le carter était solidement fixé au bloc de corail dans son atelier, et même s'il n'avait pas été fixé, ça aurait été un exploit de le maintenir en mouvement. Il fallait que je vérifie quelque chose avant de revenir chez moi, en Illinois. J'avais testé les aimants en barre avec un canif, il était attiré vers chaque barre. Je devais connaître la disposition des pôles dans la roue, pour voir de ce fait si elle pouvait créer de l'électricité...

Le temps d'aller me procurer un aimant et de revenir...et ...je tins l'aimant à une courte distance des rayons de la roue tout en la lançant...je sentais dans ma main les mouvements d'attraction et de répulsion manifestés par l'aimant, bien serré quand la roue tournait. Tout autour, un fouillis d'appareils divers par terre ou suspendus dans la pièce, des tuners radio, des bouteilles entourées de fils de cuivre, des bobines de fil de cuivre et autres morceaux de métaux divers et de plastique comme tombés d'un vieux poste de radio » '

Le mystère demeure entier : comment procédait Leedskalnin pour lever ses pierres ?

En dehors des leviers...

Le mystère demeure entier : comment procédait Leedskalnin pour lever ses pierres ?



En dehors des leviers...

- des voisins l'ont entendu chanter, les mains posées sur ses pierres, ce qui rappelle les expériences de Chladni (citées au moins une fois dans les nombreuses pages dévolues à Ed. dans les sites dont les adresses figurent à la fin de ce résumé)

- un groupe de jeunes a affirmé l'avoir vu faire planer des blocs de corail comme des ballons d'hydrogène (NDLR en parlant d'hydrogène, un des sites évoque Keely, ce dernier annonçait qu'il connaissait la fréquence de chaque atome et parlait d'utiliser l'hydrogène pour contrer l'effet de la gravité.)

- certains ont même pensé que Ed. avait canalisé les émotions de son cœur brisé par sa déception amoureuse en énergie psychique capable de mouvoir les rochers..., possible ? Ed. avait sur des sujets plus intimes de curieuses idées, comme celle faisant pratiquement obligation aux mères de se dévouer pour détourner et assouvir les appétits des prétendants tournant autour de leurs filles vierges et devant le rester jusqu'au mariage...

Sans aller jusque là, Leedskalnin a-t-il " simplement " trouvé le moyen d'utiliser des systèmes de levage très efficaces, ou appliqué ce qui provenait de ses recherches sur le courant magnétique ?

Il nous a laissé, outre un livret intitulé " Magnetic Current " (rempli d'expériences à réaliser avec des aimants) son Coral Castle.

Ses secrets sont finalement bien visibles, nous les avons sous les yeux. Ed. n'avait pas un niveau d'études très poussé. Il utilisait certainement des forces naturelles, et si l'on étudiait et comprenait vraiment ce qu'il a laissé, on aurait alors de quoi enseigner aux ingénieurs des méthodes leur permettant de résoudre à moindre frais, des problèmes de construction qui existent encore de nos jours malgré les progrès de la technique.

Etait-ce un homme en avance sur son époque, ou d'un autre temps ?


Quoi qu'il en soit, il connaissait sa mission sur terre. Il a laissé à notre réflexion ses monuments, ses secrets à découvrir, et son oeuvre mérite bien attention et respect. 

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