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lundi 14 juillet 2014

ILE DE PAQUES


Mise a jour 11/10/2015



L'île de Pâques est probablement le lieu le plus isolé du monde. Elle se situe dans l'Océan Pacifique à 3700 kilomètres du Chili ( le pays dont elle dépend ) et à 4000 Kms. C'est une île volcanique, on trouve trois volcans sans activité. Il n'y a pas beaucoup d'arbres sur l'île, mais il semblerait que de grandes forets s'étendaient sur toute la surface de l'île il y a encore plusieurs siècles. Les polynésiens possédaient des doubles canots qui pouvaient contenir jusqu'à 50 personnes avec provisions et animaux domestiques et selon la légende le premier habitant de l'île serait le roi polynésien Hotu Matua chassé des Îles Marquises qui arriva sur l'île en 500 après Jésus-Christ, ayant envoyé ses 7 fils en éclaireurs avant lui. Des spécialistes pensent que les premiers à avoir découvert l'île seraient des Indonésiens.

Les restes des "dalles de pierre de l'île de Pâques" qui n'ont pas été détruites, révélant la genèse sur l'homo sapiens sont sous clé et gardé au Vatican.

Le soir du dimanche de Pâques, le 5 avril 1722, l'amiral hollandais Jacob Roggeveen et ses matelots aperçoivent une terre inconnue. Il nomme cette île minuscule " Île de Pâques ". Le premier contact avec les habitants se fait dès le lendemain. Les " Pascuans " réagissent diversement. Puis Roggeveen reprend son voyage. La courte visite des hollandais a permis d'apercevoir de gigantesques statues. Durant près d'un demi-siècle, l’île est oubliée jusqu'à ce que l'Espagne envoie reconnaître les terres proches de ses colonies d'Amérique. Le 15 décembre 1770 ils prennent possession de l'île. Les relations avec la population restent cordiales.

Le 14 mars 1774 le capitaine Cook fait escale à l'île de Pâques. Les descriptions de Cook devaient apporter à l'île sa renommée dont elle ne cesse de jouir encore. Le 9 avril 1976 une première expédition française commandée par La Pérouse atteint l'île. Une exploration de l'île est entreprise puis La Pérouse reprend la mer. L'histoire de l'île de Pâques entre alors dans une ère de ténèbres. Les aventuriers et baleiniers infligent de multiples sévices aux Pascuans. Les chasseurs d'esclaves péruviens déciment la population de l'île en 1862. Puis des missionnaires français arrivent sur l'île.

Les Pascuans s'opposent tout d'abord à leur présence, mais se laissent gagner petit à petit par la bonne parole. En 1868, tous les indigènes sont convertis. Cette année là, un aventurier français, Jean-Baptiste Dutrou débarque en voulant introduire l'élevage sur l'île. Il prétend acheter les terres les plus fertiles aux Pascuans. Il met l'île à feu et à sang, de graves incidents éclatent en 1870 avec les missionnaires et les indigènes. Dutrou est finalement assassiné en 1877. De nombreux navires abordèrent dans l'île par la suite. En 1888 le Chili annexe l'île et loue les terrains pour l'élevage des moutons, à l'exception du village d'Hanga Roa, réservé aux insulaires. En 1966, l’île de Pâques est rattachée définitivement au Chili.


LE MYSTERE DES MOAÏS

Les Moais est le nom des fameuses statue de l'île de Pâques. Il y en a environ 300 sur l'île mais un grand nombre d'entre eux ont été mis à terre lors des multiples guerres tribales. La matière première de ces gigantesques statues qui recouvrent l'île est avant tout le basalte qui provient du volcan Rano Raraku ( dont le cratère est aujourd'hui envahit par les joncs ). Leurs yeux étaient fais d'os ( de requins ou autres vertébrés ) et les pupilles étaient faites par une incrustation de corail ou d'obsidienne. Ils étaient taillés à l'aide de hache " Toki ". D’après les Chamans , a partir du moment où ils n’eurent plus de « MANA » , il fut impossible de déplacer les statues .


     
Leur taille se situe en général entre 4 et 8 mètres, certaines allant jusqu'à une dizaine de mètres. Ils portaient tous leur de leur édification une coiffe qu'ils au sommet de leur tête, un Pu Kao ( un chignon ) pesant dans les 1,5 tonnes. Cette coiffe n'était pas taillée dans le même basalte, c'est une pierre rouge provenant de la face ouest de l'Île, ils étaient taillés sur place puis transportés. On ne connaît pas le rôle des Moais. Peut être des statues idoles vénérant un ou plusieurs dieux ou protectrices de l'île ou encore un rituel pour les morts... Ils sont tous tournés vers l'intérieur de l'île le dos face à la mer et leur regard se dirige toujours vers
le ciel, on les surnomme régulièrement par " ceux qui regardent les étoiles ".

Il y a une exception cependant, le " Ahu Akivi ", un alignement de 7 Moais qui regardent en direction de la mer. Ils n'ont pas de caractéristiques physiques des Polynésiens. Ils ont des nez aquilins, des lèvres fines, des fronts hauts et de la barbe. Des scientifiques pense que l'île à subit deux vagues de migrations, l'une venant de Polynésie et l'autre d'Amérique du Sud probablement du Pérou. Le transport depuis le volcan jusqu'à leur destination finale ( jusqu'à 20 kilomètres ), demeure un mystère encore aujourd'hui. Les Moais devaient être emmenée sur des " Ahu ", en pierre qui leur servaient de support. Les Ahu étaient très certainement d'anciens autel transformés, le plus vieil Ahu est daté de 857 après J.C. Ce sont des édifices religieux assez proches des Maraes que l'on trouve en Polynésie.

Ils sont construits de blocs de pierres ordonnés et ajustés sans mortier. Le plus long de l'île de Pâques celui de Tongariki mesure qui mesure 145 mètres de long pour 4 mètres de haut. 'ingéniosité de la mise en place des blocs est plus développée que celle des techniques habituelles des autres îles du Pacifique. D’après les derniers Chamans , on utilisait le MANA pour déplacer les Statues . Le plus long de l'île de Pâques celui de Tongariki mesure qui mesure 145 mètres de long pour 4 mètres de haut. Mais cela pose la question d'une influence Sud-américaine car l'ingéniosité de la mise en place des blocs est plus développée que celle des techniques habituelles des autres îles du Pacifique. Il reste des dizaines de statues non achevées dans la carrière, on en trouve à tous les stades de la construction, notamment le plus grand de tous qui n'a jamais été achevé, mesurant plus de 24 mètres, elle aurait pesé entre 135 et 150 tonnes



             
Les sculpteurs travaillaient à l’étroit autour des blocs, dans des rigoles de 0.50 à 0.60 mètre de large et 1.50 mètre de profondeur. Ils travaillaient d’abord la tête, le corps puis les flancs. Le polissage et les détails étaient effectués avant que la statue ne soit définitivement détachée. A la fin, la statue ne reposait plus que sur une « quille » que l’on perçait de trous. Ces trous étaient remplis de gravier et le gravier remplaçait petit à petit la quille. Les Pascuans faisaient alors glisser la statue jusqu’au pied du volcan où on la redressait pour polir le dos. Ces statues non finies attestent d'un arrêt soudain de leur fabrication, lié sans aucun doute au massacre par les " Longues Oreilles " qui se seraient alors complètement désintéressé des statues, allant
même jusqu'à les renverser par terre ou commencer à les détruire.
   
Depuis leurs créations, les moais ont subis des dommages ou des modifications. Après la plus violente des guerres tribales où les " courtes oreilles " ou anéanties les " longues oreilles ", la plupart des statues ont été mises au sol. Ils ont perdus leur yeux et ont subis les tempêtes, ainsi beaucoup n'ont plus leur coiffe le " Pu Kao ".

        

L'ŒUF CENTRE DU MONDE

L'œuf est situé au Nord-est de l'île dans la baie de Hanga Hoonu ( La Baie Lapérouse ), à côté du plus grand Moaï ( une douzaine de mètres de haut, mais il a été mis à terre ), une petite pierre ronde. L'œuf ne se situe pas du tout au centre de l'île.

Les scientifiques ne savent pas depuis combien de temps cette pierre est là, ni si ce sont les vents et la mer qui l'ont ainsi façonnée naturellement ou bien si cette pierre a été sculptée par l'homme. Pour les pascuans, cette pierre dans leur culture représente le centre du monde ( étrange car ). Il semblerait que par le passé, les pascuans accordaient réellement une valeur très importante à cette pierre. Un culte lui était probablement dédié.


LA LEGENDE DE L'HOMME- OISEAU

Tous les printemps, la plus grande fête de l'année avait lieu. C'était une compétition où chaque participant doit s'emparer d'un œuf. Elle est précédée d'une cérémonie religieuse consacrée au culte de l'Homme - Oiseau. C'est la fête de «Tangata Manu». L'objectif de cette fête est de désigner un second roi sur l'île pour un an. Le concurrent ( une personne influente ) est représentée par un serviteur ( le Hopu ). Celui ci se dirige avec les autres concurrents à la falaise d'Orongo et se rend vers l'île de l'Homme Oiseau qui est la plus éloignée ( environ à 2 Kilomètres de la côte ). Ils doivent ramener le premier œuf de sterne ( des hirondelles de mer ou Manutara dans le langage local ) pondu sur l'îlot de Moto Nui. Il faut pour cela, grimper une falaise à pic de 180 mètres et ramener l'œuf sur sa tête sans évidemment le briser. Pendant la
compétition, la population observe sur la pente en face de l'îlot pour attendre le vainqueur et bien veiller au respect des règles. Le site d'Orongo était situé sur la partie de la crête du cratère du Rano Kao qui surplombe les hautes falaises noires où se trouve un village avec des maisons en forme de pirogue faites de pierres.

 

Celui qui ramène l'œuf à son maître, prend alors le nom d'Homme-Oiseau ( ou dans la langue locale le Tangata manu ); il incarne sur Terre le Dieu Maké Maké : le créateur de l'univers. Le maître gagnait un pouvoir considérable pour une année : il devenait le second roi de l'île ou obtenait un titre de chef militaire ( quand on sait que les tribus se bataillaient régulièrement, on peut mieux percevoir l'importance de cet homme ). Cette compétition dura jusqu'à la fin du XIXème siècle, elle finira par disparaître du fait de la présence de très peu de pascuans d'origine au fil des années, les traditions se perdant.

Après la fête, le guerrier qui rapporte l'œuf se fera raser le crâne et devra séjourner pendant un an ( jusqu'à la prochaine célébration ) dans une grotte. Très peu de personnes ont le droit de le voir et ses repas sont préparés par les quelques personnes habilitées à le faire ( essentiellement des prêtres ). Il était soumis à de sévères interdits du fait de son caractère sacré.



L'ECRITURE RONGO-RONGO

C'est le missionnaire Hypolite Roussel qui découvre en 1870 l'écriture Rongo-Rongo. Il découvre chez des indigènes des tablettes de bois recouvertes de signes gravés que les Pascuans appellent " Ko Hau Rongo Rongo " ( Bois Parlants ou encore bâton de chantre ). Les missionnaires présents sur l'île donnent l'ordre de toutes les détruire en les brûlant. Il ne reste plus aujourd'hui que 21 tablettes dans le monde dispersées dans des musées et dans quelques collections privée. La plus belle collection est celle du musée de Braine-le-Comte en Belgique.

Aucune datation ne c'est montrée concluante et leur âge reste indéterminé. On reconnaît nettement des représentations d'hommes, des objets quotidiens, mais aussi des poissons, des lézards, des oiseaux. Les spécialistes de ces tablettes ont estimé qu'il existait environ 500 caractères différents. L'interprétation de ces tablettes prêtes à discussion. On s'accorde évidemment à dire qu'il s'agit d'une écriture idéographique ( pas d'alphabet ou de syllabe ) ; à un dessin donné, on associe un mot ou une idée ( les combinaisons de plusieurs pictogrammes ne sont pas à exclure, c'est à dire des associations pour donner une autre signification à tel ou tel dessin ).


L'écriture Rongo-Rongo est probablement dans l'esprit des hiéroglyphes égyptiens mais on ne la comprend pas.

A la fin du XIXème siècle, un tahitien s'était vanté de pouvoir les lire et le Père Jaussen lui montra les tablettes. A la vue des tablettes, Meteoro se mit à chanter ce qu'il y voyait. C'est à ce jour à priori la seule personne qui ai compris ce qu'elles signifiaient. Le Père Jaussen, n'a réussi à comprendre que la façon dont se lisait les " textes ", et qu'ils étaient chantés. Ils sont en effet écrits selon un schéma inédit : le texte est divisé en lignes " paires " et en lignes " impaires ". Les lignes paires sont orientées de droite à gauche et les lignes impaires de gauche à droite et apparemment chaque signe est placé la tête en bas.



Tsunami et anciens MOAI



Décidément on parle beaucoup de tsunami et de raz-de-marée en cette fin d'année 2011. Pas seulement pour retirer des enseignements de celui, ravageur, du Japon de mars 2011 mais surtout les découvertes des traces de très anciennes et monstrueuses vagues de plusieurs dizaines, voir centaines de mètres de haut...

 Avec les récentes communications scientifiques concernant un grand tsunami provoqué par l'Etna il y a environ 8 000 ans, plusieurs communications provenant de la fameuse Ile de Pâques isolée dans le sud pacifique impliquent un ensevelissement d'une partie des fameuses statues par un énorme tsunami antique. Le plus surprenant encore est la découverte très récente, en déterrant complètement certaines de ces statues et en découvrant leurs corps enterrés aux 3/4, d'écritures et symboles gravés sur le dos de certaines.


Les statues de l'île de Pâques déjà mystérieuses possèdent un corps entier !
"La découverte ne date pas d’hier mais depuis quelques semaines refait surface sur internet : les statues de l’ile de Pâques ont un corps ! Alors qu’elles sont vraisemblablement connues pour avoir une grosse tête, ces statues recèlent visiblement de nombreux secrets puisque plus de la moitié de leur taille est enfouie sous terre et révèle l’existence d’un corps et de mains.
Si on attribue au couple Routledge la découverte des parties enterrées des statues de l’ile de Pâques, un groupe privé de recherches a récemment excavé  une des statues pour y découvrir de nombreuses écritures sur le corps.

Située dans l’océan Pacifique, cette ile volcanique a été découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques de l’an 1722, et est devenue ensuite possession Chilienne en 1888. Si de nombreux mystères entourent l’ile de Pâques, la découverte de ces écritures enfouies sous terre risquent de relancer de nombreux débats. En effet, si les scientifiques sont presque tous d’accord pour dire que c’est à la suite d’un écocide que la population (environ 4000) de l’ile a disparu, qu’en est-il de ces géants de Pierre enfouis sous terre ? L’ont-ils été dès le départ par les Rapanui(premières civilisations de l’île ?) ou bien le temps a-t-il eu raison de ceux-ci ? 

L'hypothèse la plus vraisemblable est qu'un raz de marée ancien a balayé l'île et sa civilisation ancienne, qui se perd dans la nuit des temps, est là, sous nos pieds de touristes inconscients du trésor caché qui nous attend. Les statues n'ont pas été enterrées, mais le déluge a du transporter et amener tant de débris, de poussières et de terre que la civilisation a disparue comme effacée d'un seul coup. On pense ici au mythe de l'Atlantide et du  continent de Mu dont les légendes refont                                                                            surface avec cette découverte exceptionnelle."


Bon, l'histoire semble se compliquer car on avait apparemment établi que les premiers polynésiens (venant des îles Marquises) seraient arrivés vers 1200 après J.C. puis ces premiers pascuans nommés Rapanui, totalement coupés du reste du monde, auraient développé leur propre culture, unique au monde.

Cette île était à priori bien boisée et les Rapanui, au fil du temps auraient développé un culte en l'honneur de leurs ancêtres et premiers rois venus de l'ouest d'après leurs traditions (donc bien de Polynésie), et utilisé tout le bois disponible de l'île. Ceci est bien à noter car à priori contradictoires avec les données recueillies sur l'île : en effet, les plus anciennes statues seraient toutes situées non pas sur la côte ouest mais sur la côte est de l'île (donc faisant face au Chili). De plus, on savait depuis longtemps (suffit de regarder celles qui sont couchées ou dans les carrières non finies) que les nombreuses "têtes" qui dépassaient de la terre ne représentaient qu'un quart de la statue réelle.

Ayant la vision entière des statues, les scientifiques ont donc tous adopté les mêmes théories assorties de preuves certaines et étudiables, sans toucher aux statues enterrées.


On sait que les gravures sur pierres antiques ne peuvent être datées précisément et que les dates approximatives, des fourchettes, ne sont obtenues que par les datations (puisqu'il s'agit de roches volcaniques dans ce cas) du carbone inclus dans ou recouvrant la roche, avec l'étude de l'érosion de la roche. On pense que les dernières statues auraient été érigées vers 1600 après J.C. : les premiers témoins européens auraient vu dès la première visite qu'il n’y avait déjà plus d’arbres et que les pascuans continuaient d’adorer leurs idoles, ça n’est qu’à la seconde visite qu’on a découvert qu’ils étaient beaucoup moins nombreux que lors de la 1ère visite, et qu’ils avaient abandonné leur culte au profit d’un autre (la simple apparition des européens et d'une culture supérieure aurait suffit à détruire celle des pascuans - cette constatation est intéressante quand on la compare aux visites des OVNI ou d'éventuels visiteurs extra-terrestres ou d'autres dimensions...).

Par la suite, les maladies apportées par l'envahisseur, plus l'esclavagisme (1 000 pascans sont emmenés de force par des esclavagistes) déciment presque complètement les pascuans (il en restait à peine plus d'une centaine au 19° siècle - pire, ce n'est que dans les années 1940 qu'on s'intéresse un peu à l'île et à sa langue, sa culture : le dernier pascuan pouvant traduire la langue phonétique rapanui vient de mourir...). Il faudra des dizaines d'années pour arriver à commencer à traduire et à comprendre les légendes et chants natifs, objectif apparemment atteint et amélioré il y a peu.

Depuis le début des années 2000, des archéologues ont commencé à s'intéresser aux différentes statues et constructions, pour recensement et fouilles plus profondes. Après 11 ans de travail, des équipes ont commencé à parler des découvertes, et celles-ci pourraient remettre en cause certains faits que l'on croyait établi. Le recensement des statues découvertes à ce jour a fait monter leur nombre à plus de 1 000, assez remarquable vu la population estimée à son maximum à environ 10 000 personnes. Mais les études ont aussi fait apparaître un autre point certain : toutes les statues ne sont pas identiques. Sur les 1042 statues monolithiques recensées, une centaine sont nettement plus anciennes et différentes : leur étude pencheraient même sur le fait que ce ne serait pas la même civilisation qui les auraient créées. Les polynésiens arrivés vers 1 200 (ou vers 800 pour d'autres spécialistes) sont-ils vraiment à l'origine des statues ou ont-ils fini par copier et créer un culte lié à ces dernières ?

Parmis ces 100 statues originelles (d'autres sont probablement entièrement enterrées), les chercheurs en ont déterrées entièrement certaines et, surprise, ont fait la découverte d'une écriture, de symboles et dessins gravés sur le dos des corps de certaines. Une seule statue déterrée comporte des gravures aussi bien sur le dos que sur le haut du corps et des bras pour l'instant, mais plusieurs avec le dos gravés. L'étude des dépôts et de l'érosion est aussi ferme en ce qui concerne ces plus anciennes statues : elles ont été pratiquement entièrement ensevelies par un énorme tsunami... à l'origine, elles devaient être entièrement visibles : les chercheurs ont trouvés à leur base un trou de 1 mètre de profondeur dans lequel le pied de la statue repose, ainsi que l'aperçu du système permettant de l'ériger : des stries et traces sur la statue montrent le coulissement de cette dernière dans le trou.
   




Autant nous connaissons le tsunami ayant ravagé l'île de Paques au début des années 1960, dont les dégâts ont fini d'être réparés au milieu des années 1990 (!), autant nous ne connaissons rien d'autre concernant cette région isolée du Pacifique... L'île a été en alerte lors des tsunamis possibles en 2004, 2010 et 2011, mais sans autres conséquences que de fortes vagues. Néanmoins, il est évident que si une grande vague se propage dans le pacifique, il n'y a pas grand chose pour la ralentir à des milliers de kilomètres à la ronde. L'équipe sur place depuis tant d'années (et travaillant bien sûr avec la descendance des Rapanui), bien qu'ayant obtenu récemment une bourse de la part d'un institut américain, n'a pas les moyens de procéder à toutes les études nécessaires du terrain (études chimiques des sédiments, datation du tsunami, recherches plus approfondies sur les constructions et habitations anciennes et fouilles de sites plus anciens, sauvegardes et recensements scientifiques, photographies des nombreux pétroglyphes présents sur l'île, etc...), toute aide est bien sûr la bienvenue.

Quoiqu'il en soit, les symboles apparaissant au dos de cette fameuse statue laissent rêveur en effet : on y devine apparemment les silhouettes de bateaux (pas très surprenant sur une île) mais aussi de plusieurs symboles, tels que celui du double cercle ou du M stylisé visible en dessous. Des recherches complémentaires sont à faire, mais tout chercheur ne pourra s'empêcher de penser, avec méfiance sûrement, au fameux continent Mu englouti, Atlantide du pacifique...

MAJ 06-2015 : Les Mises à jour récentes sont intéressantes et bouleversent plusieurs données établies pourtant depuis un siècle au moins : les pascuans auraient eu des contacts avec des indiens d'Amérique du Sud, et cela ne date pas de la découverte par les Européens de l'île mais d'avant et c'est la génétique qui le dit... et aussi, la fin du culte ou même de la culture des pascans n'est peut-être pas celle imaginée jusqu'à présent : pas "d'écocide" du tout... décidément, les "spécialistes" et la science sont surtout très forts... pour les mauvaises théories ! Et surtout pour celles qui ne remettent pas les dogmes en question, jusqu'à ce que...
Alors que les chercheurs pensaient que les habitants de l’ile de Pâques avaient vécu isolés sur leur ile, une nouvelle étude montre qu’ils entretenaient en réalité d’étroites relations avec les habitants de l’Amérique du sud précolombienne.

Les habitants de l’ile de Pâques sont entrés en contact avec les habitants de l’Amérique du sud précolombienne avant que les européens ne découvrent cette île en 1722, révèle une étude. Ces contacts ont probablement eu lieu entre 1300 et 1500 ap. JC.

Ce résultat est issu d’une étude en biologie des populations, menée sur le génome de 37 habitants de l’ile de Pâques par une équipe internationale de généticiens et de biologistes.
La découverte est loin d’être anodine car jusqu’ici, les chercheurs pensaient que les habitants de l’ile de Pâques avaient vécu de façon très isolée.

" Nous avons trouvé l’existence d’un partage de gènes entre ces deux populations, ce qui suggère l’existence d’une route maritime entre la Polynésie et l’Amérique du sud », indique la généticienne Anna-Sapfo Malaspinas (Université de Copenhague, Norvège), auteur principal de cette étude.
Si ces travaux n’indiquent pas lequel de ces deux groupes de population a fait le trajet pour rencontrer l’autre groupe, les auteurs de l’étude pensent toutefois que ce sont les polynésiens de l’ile de Pâques qui se sont déplacés.

Pour mémoire, l’ile de Pâques est un petit bout de terre perdu au milieu du Pacifique, à 3700 km à l’Ouest du continent sud-américain, et dont l’ile la plus proche est située à 1770 km (mais il faut ici souligner que les courants marins et les vents sont favorables à une telle naviguation à voiles ou même à la dérive). Cette ile est célèbre pour les 900 statues monumentales qui ont été érigées sur ses côtes.

Ces travaux ont été publiés dans la revue Current Biology, sous le titre "Genome-wide Ancestry Patterns in Rapanui Suggest Pre-European Admixture with Native Americans" .
Une autre étude parue en janvier 2015 a remit complètement en question la notion de "l'effondrement de la civilisation de l'île de Pâques" dû à des problèmes écologiques : l'étude et les datations des outils en obsidienne trouvés en nombre sur l'île en a totalement démenti la réalité ! : " Conclusion des chercheurs : " Si une baisse de la productivité apparaît dans certains sites montagneux ou littoraux entre 1250 et 1650 (avant l’arrivée des Européens), elle augmente ou diminue dans les mêmes proportions dans plusieurs autres régions après ce contact. Ce qui signifie que les difficultés causées par la raréfaction des précipitations et la pauvreté des sols n’étaient pas caractéristiques de l'ensemble de l'île et donc que la population n’a pas connu de stress économique dans toutes les régions " Les populations de l’Île de Pâques ont plutôt lutté avec succès contre les obstacles environnementaux naturels, qu’elles n’ont 'dégradé' leur environnement ". C'est bien plutôt le choc culturel (associé à l'esclavagisme et les maladies) provoqué par les européens qui en est la cause...
Enfin, et après recherches, voici un article très intéressant de Michel Charleux (doctorant en ethnoarchéologie préhistorique, Université Paris 1 - Sorbonne, laboratoire d’Ethnoarchéologie préhistorique (UMR 7041 CNRS). Il nous parle un peu de datations (arrivée des hommes polynésiens suspectées entre 400 et 800 après JC dans l'île de Paques) mais surtout d'une étude sur des outils pédonculés en obsidienne trouvés à Rapa Nui et uniques ou très rare dans l'outillage lithique polynésien : l'une des récentes preuves d'une probable rencontre culturelle avec des indiens d'Amérique du Sud, habitués eux à ce genre d'outils lithiques...

                  Moai originaux                                                             Répliques tardives bien plus petites
 





A noter que la technique pour déplacer les moais ne marche que sur les plus petits, ceux qui serait d'ailleurs les plus récents.








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